FINANCER L'ENVIRONNEMENT
Soutenue par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), cette initiative vise à renforcer les capacités du Gabon en matière de financement de la biodiversité. Les échanges ont notamment porté sur les priorités financières à mettre en œuvre au cours des prochaines années.
Un plan de financement à l’horizon 2030
Les travaux ont permis de présenter le plan national de financement de la biodiversité pour la période 2026-2030. Une étude consacrée aux subventions susceptibles de nuire à la biodiversité a également été lancée.
« Nous avons principalement travaillé sur deux volets, la présentation du plan de financement de la biodiversité pour les cinq prochaines années et le lancement d’une analyse portant sur les subventions défavorables à la préservation des écosystèmes »
ont expliqué les participants.
Au terme de cette rencontre, plus d’une vingtaine de mécanismes de financement ont été retenus.
« Cette étape nous permet désormais de disposer d’un éventail de solutions capables d’orienter les investissements vers la conservation. Ce portefeuille constitue un véritable outil d’aide à la décision pour le pays »
a souligné un intervenant.
Préserver un patrimoine forestier majeur
Avec une couverture forestière estimée à plus de 88 %, le Gabon dispose d’un patrimoine naturel considérable. La gestion de cet espace impose donc, selon les participants, de renforcer les moyens consacrés à sa protection, notamment au bénéfice des structures chargées de la gestion des parcs nationaux.
« Le programme Biofin, développé à l’échelle internationale, est déjà expérimenté dans plusieurs pays. Au Gabon, sa mise en œuvre doit permettre d’identifier et de développer des financements alternatifs pour soutenir durablement la gestion des aires protégées »
a expliqué un autre participant.
À travers cette démarche, le Gabon entend ainsi diversifier ses sources de financement et consolider ses engagements internationaux en faveur de la biodiversité.