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De la décision à la réalisation
L’intérêt de ce programme tient d’abord à sa concrétisation. Entre la décision, la contractualisation, la construction et la livraison, le calendrier traduit une volonté d’aller rapidement de l’annonce à l’action. Le patrouilleur Capitaine de vaisseau Paul Bivigou Nziengui, long de 32 mètres, en constitue la première illustration.
Mais l’essentiel est à venir. La future flotte doit comprendre douze embarcations d’intervention de 9 mètres, deux patrouilleurs rapides et un patrouilleur hauturier de 84 mètres. Le Gabon change ainsi d’échelle dans sa capacité à surveiller, intervenir et protéger son espace maritime.
Investir dans les navires, mais aussi dans les compétences
Autre élément déterminant.Le programme ne se limite pas à l'acquisition de bâtiments. Il prévoit également le maintien en condition opérationnelle et le transfert de compétences aux équipes techniques gabonaises.
C’est un point stratégique. Une flotte moderne n’a de véritable valeur que si les personnels disposent des moyens et des savoir-faire nécessaires pour l’exploiter durablement. Cette dimension donne au programme une portée qui dépasse la simple commande de navires.
Une politique maritime qui prend forme
Pour le ministre des Transports et de la Marine marchande, cette modernisation s’inscrit dans une logique plus vaste de sécurisation du domaine maritime, de protection des ressources et des intérêts économiques du Gabon.
Sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema, le message est donc moins celui d’une promesse supplémentaire que celui d’une capacité qui commence à se matérialiser. Décider, construire, livrer et mettre en service. C’est cette transformation visible qui donne aujourd’hui à la modernisation de la Marine nationale toute sa portée.