CEMAC ÉNERGÉTIQUE
Les ministres de l’Énergie des six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) se sont réunis hier à Libreville pour examiner la mise en œuvre du système d’information énergétique communautaire. Cette rencontre ministérielle fait suite aux travaux techniques conduits par les experts des États membres.
L’ouverture des travaux a été présidée par Philippe Tonangoye, ministre gabonais de l’Accès universel à l’eau et à l’Énergie. Pour les responsables de la CEMAC, cette réunion constitue une nouvelle étape vers une meilleure coordination des politiques énergétiques dans la sous-région.
Des données fiables pour décider
Dans son intervention, Philippe Tonangoye a souligné l’importance de disposer d’informations précises et régulièrement actualisées sur les systèmes énergétiques nationaux. Selon lui, la qualité des données conditionne directement la pertinence des décisions publiques.
La mise en place d’un dispositif commun doit notamment permettre de mieux orienter les investissements, d’anticiper les besoins en infrastructures et de renforcer les compétences des personnels du secteur. Elle devrait également offrir une vision plus claire des capacités et des difficultés énergétiques propres à chaque État.
Vers une stratégie régionale concertée
La Commission de la CEMAC devra désormais accompagner la concrétisation de ce mécanisme et assurer son fonctionnement effectif. L’objectif est de disposer d’un outil commun permettant aux États de partager des informations fiables et comparables.
Les ministres devront ainsi s’accorder sur les règles institutionnelles, les procédures de validation des données ainsi que les modalités de financement. À terme, ce système doit contribuer à harmoniser les politiques énergétiques et à soutenir les objectifs d’électrification et d’intégration économique de l’Afrique centrale.