ÉCOLES BAKAS
Plusieurs responsables du secteur éducatif ainsi que des représentants de l’Association gabonaise d’assistance aux femmes indigènes (AGAFI) se sont retrouvés au ministère de l’Éducation nationale. Les directeurs d’académie provinciaux ont également participé aux échanges en visioconférence.
Au cœur de cette réunion, les moyens de faciliter la scolarisation des enfants autochtones.
Des écoles directement au sein des communautés
Parmi les pistes examinées figure la création d’écoles de base au sein des communautés bakas. L’objectif est simple : réduire la distance entre les familles et les établissements scolaires.
Le gouvernement envisage également l’ouverture de classes spécialisées, afin de mieux adapter l’offre éducative aux réalités des populations concernées.
Pour les familles, cette orientation pourrait représenter un changement concret. Lorsque l’école est éloignée, les difficultés de déplacement peuvent constituer un frein supplémentaire à la scolarisation. Rapprocher les établissements des lieux de vie pourrait donc faciliter l’accès des enfants aux salles de classe.
« On ne peut pas prétendre aller à l’école sans avoir une identité »
Mais pour les organisations autochtones, l’inclusion scolaire ne peut pas s’arrêter à la construction d’écoles.
La présidente de l’AGAFI, Jeanne Marthe Minkoue-Mi-Ella, insiste notamment sur la question des actes de naissance, indispensables pour permettre aux enfants d’être pleinement reconnus par l’administration.
« On ne peut pas prétendre aller à l’école, s’instruire, sans avoir une identité »
a-t-elle déclaré.
L’association souhaite également que les jeunes diplômés autochtones bénéficient d’un accompagnement pour poursuivre leurs études, accéder à des formations complémentaires ou entrer dans la vie professionnelle.
Un chantier qui dépasse les salles de classe
Cette rencontre ouvre ainsi un vaste chantier. Permettre aux enfants autochtones d’accéder à l’école, mais aussi de poursuivre leur parcours jusqu’à la formation et à l’emploi.
Pour le gouvernement, il est désormais question de transformer ces orientations en mesures concrètes, au plus près des communautés.