RASSURER LES PARTENAIRES
Une séance de travail s’est ainsi tenue ce mardi au ministère chargé de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie. Réunis autour de la table, des responsables d’établissements bancaires et des cadres de l’administration ont échangé sur les contours et les enjeux de cette transformation majeure du secteur de l’eau et de l’électricité. Trois mois pour finaliser le processus Selon les éléments présentés au cours de la rencontre, la préparation de cette opération a débuté depuis près d’un an au sein de l’entreprise, dans un cadre interne et discret. À trois mois de l’échéance annoncée, le gouvernement entend désormais élargir les discussions à l’ensemble des partenaires financiers. L’objectif est de parvenir à une mise en œuvre concertée de la scission, considérée comme un projet structurant pour le pays. Le gouvernement souhaite notamment intégrer les attentes des banques dans les prochaines négociations et discussions afin que cette réforme ne repose pas uniquement sur les autorités publiques. Après les échanges avec les organisations syndicales et le conseil d’administration, le volet financier apparaît désormais au cœur des préoccupations. La question sensible de la dette La sécurisation du processus, les garanties juridiques ainsi que les mécanismes envisagés pour apurer les dettes de l’entreprise ont constitué des points majeurs de la réunion. Lors de l’annonce de la scission, les établissements financiers avaient fait part de leurs inquiétudes, particulièrement concernant le devenir de la dette bancaire. Les explications apportées par le gouvernement ont toutefois permis de clarifier la stratégie envisagée. Les représentants du secteur bancaire se disent désormais davantage rassurés par la perspective d’une prise en charge de la dette bancaire par l’État. Ils ont également réaffirmé leur volonté d’accompagner les pouvoirs publics dans la réalisation de cette réforme. Deux sociétés dès l’année prochaine La transformation devrait donc franchir une nouvelle étape dans les prochains mois. Si le calendrier annoncé est maintenu, la Société d’énergie et d’eau du Gabon devrait laisser place, dès l’année prochaine, à deux structures distinctes. La Gabonaise des eaux pour le secteur de l’eau et Électricité du Gabon pour celui de l’électricité. Une réorganisation qui mobilise désormais l’ensemble des parties prenantes, avec pour enjeu la sécurisation juridique, financière et opérationnelle de cette nouvelle architecture.