DIRECTOIRE REBELLE (ANALYSE)
Le mépris flagrant des lois républicaines
En maintenant des activités au nom de l’institution, le pasteur Alloggo Essimengane ne fait pas que contester une décision administrative. Il défie ouvertement l’autorité de l’État. La décision n°00134/MISD était pourtant limpide et immédiatement exécutoire. En choisissant la politique de la terre brûlée, ce directoire suspendu s'enferme dans une rébellion pastorale. Ce jusqu'au-boutisme piétine les principes élémentaires de l'État de droit, transformant un litige ecclésiastique en un affront à la puissance publique.
Une médiation sabotée et des fidèles sacrifiés
Dans ce naufrage, il y a le sort réservé aux milliers de fidèles gabonais, spectateurs impuissants d'une guerre d’ego. Alors qu’une cellule interne de médiation et de facilitation s'active depuis le 9 septembre pour trouver une porte de sortie honorable, le camp Alloggo Essimengane bloque ces efforts par ses agissements sur le terrain. En bloquant ainsi le fonctionnement normal de l’EEG, ce groupe suspendu prend en otage la vie spirituelle et les structures de l’Église à d'autres fins.
L’heure du retour à l'ordre public
Face à cette mauvaise foi, le ministère de l'Intérieur a légitimement haussé le ton le 21 septembre. L'avertissement est ultime. Soit le directoire déchu se plie sans délai à la légalité, soit la force publique sera déployée pour faire respecter la loi. Il est temps que la raison l'emporte et que ce directoire cesse de sacrifier l'avenir de l'EEG sur un autel.