AU GABON LA FIN DE LA DOUBLE RÉMUNÉRATION POUR LES HAUTS DIRIGEANTS PUBLICS
Après avoir acté, en février 2026, l’interdiction de toute double rémunération pour les présidents, vice-présidents et personnels de direction des établissements publics, entreprises publiques, sociétés d’État et autorités administratives indépendantes, le gouvernement encadre désormais également le cumul de plusieurs avantages et indemnités.
Selon un décret publié au Journal officiel et rapporté par l’Agence gabonaise de presse le 20 septembre, les dirigeants des établissements publics ne peuvent plus bénéficier d’avantages qui ne seraient pas expressément prévus par les textes. Sont notamment concernés le carburant, le logement, l’assurance, les frais de communication, de domesticité et de représentation.
Le texte vise aussi certaines primes exceptionnelles, gratifications, bonus et indemnités de performance, notamment lorsqu’ils sont financés directement par des amendes, redevances, pénalités ou autres ressources collectées auprès des usagers et opérateurs régulés. Les avantages décidés par leurs propres bénéficiaires en situation de conflit d’intérêts sont également proscrits, tout comme certaines indemnités de départ ou avantages post-mandat lorsqu’ils ne reposent sur aucun texte spécifique.
À travers ces nouvelles règles, l’exécutif poursuit une logique de plafonnement, de transparence et de maîtrise des rémunérations publiques. La réforme marque surtout un changement de doctrine, une fonction publique dirigeante ne doit plus permettre d’additionner plusieurs rémunérations ou avantages sans encadrement juridique clair.