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GESTION HOSPITALIÈRE

GESTION HOSPITALIÈRE
Gestion fonds indemnités hospitalières, corruption, transparence, contrôle, réforme, santé.

Une étude détaillée menée par la Commission d’enquête met en lumière des failles importantes dans la gestion des fonds destinés aux indemnités de garde dans les établissements hospitaliers. Les résultats, remis au Vice-Président de la République, Nguema Obiang Mangue, soulèvent des questions sur la transparence et la régularité des opérations financières dans le secteur de la santé.


Une période d’audit étendue et des méthodes rigoureuses


L’enquête, qui couvre la période allant de 2017 à 2026, s’appuie principalement sur une comparaison minutieuse entre les fiches de paie établies par les hôpitaux et celles compilées par la direction administrative du ministère de la Santé. Ces vérifications ont permis d’identifier d’éventuelles incohérences ou irrégularités dans la gestion des fonds, notamment en ce qui concerne leur affectation et leur utilisation.


Selon le rapport présenté au Palais du Peuple à Malabo, le gouvernement a débloqué plus de 11 milliards de francs CFA pour couvrir les indemnités de garde hospitalière. Sur cette somme, le ministère de la Santé a imputé environ 10 milliards de francs CFA à ses dépenses de fonctionnement, ce qui soulève des interrogations quant à la gestion effective de ces fonds.


Des déficiences dans le contrôle et la distribution des ressources


Les conclusions de la Commission montrent que les difficultés rencontrées ne se limitent pas à des retards administratifs, mais relèvent aussi d’un déficit dans les mécanismes de gestion, de contrôle et de supervision des fonds. La faiblesse de ces dispositifs a permis à certains responsables de manipuler les fonds à leur avantage, voire de détourner une partie des ressources.


Un problème majeur concerne notamment 406 millions de francs CFA intégrés dans les fiches de paie à la demande de personnel qui n’appartenait pas au secteur de la santé. L’enquête révèle que ces paiements ont été effectués sans autorisation formelle préalable, ce qui soulève des soupçons de malversations.


Plus précisément, 129 millions de francs CFA concernaient du personnel de la Direction générale de la lutte contre le VIH/sida et du Secrétariat du ministre de la Santé, qui ne devraient pas être rémunérés par ces fonds. Le reste, environ 277 millions de francs CFA, correspondait à des paiements en espèces déposés sur des comptes de personnel ne disposant pas de comptes bancaires, accentuant le risque de détournement.


Implication de responsables et pratiques douteuses


Le rapport met en cause l’implication de hauts responsables et de certains agents administratifs dans des pratiques frauduleuses. Parmi eux, une fonctionnaire aurait inscrit sa fille sur la liste de paie, alors qu’elle n’a aucune activité dans le secteur de la santé. De plus, certains collègues auraient été intégrés à la liste de paie en échange de pourboires ou de pourcentages, compromettant la transparence du système.


En réponse à ces révélations, le Vice-Président a chargé le Premier ministre de mettre en œuvre un nouveau mécanisme de gestion des fonds publics. L'objectif est de renforcer la transparence, l’efficacité et la traçabilité des opérations financières dans tous les ministères et administrations.


Vers une gestion plus rigoureuse et transparente



Par Pamphil

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