NDONG RÉPOND
Le gouvernement s’explique
C’est depuis son bureau que la ministre a choisi de recevoir les journalistes. Dossiers en main, Laurence Ndong est revenue sur les revendications portées par les membres du MNVG et surtout sur les raisons qui, selon elle, empêchent certains candidats d’accéder à la Fonction publique.
Pour la ministre, l’examen des dossiers fait apparaître plusieurs irrégularités, notamment concernant l’âge et l’adéquation entre les profils présentés et les besoins de l’administration.
“Il y a des critères pour accéder à la fonction publique. Or, on se rend compte que ce n'est pas le cas. Les dossiers qui ont été déposés présentent plusieurs anomalies. La première anomalie que l'on peut citer ici, c'est l'âge. Jusqu'à présent, pour rentrer à la fonction publique, il faut 35 ans. Plusieurs de ces demandeurs d'emploi ont plus de 35 ans. Il faut avoir un profil quand même qui correspond au secteur pour lequel on vient candidater. Vous allez regarder les dossiers, il y en a quasiment pas qui correspondent au secteur de la Santé ou au secteur de l'Éducation”
a déclaré Laurence Ndong.
Des dossiers jugés incomplets
Au-delà de la limite d’âge, la ministre pointe également la nature des pièces fournies par certains demandeurs d’emploi. Elle estime que plusieurs dossiers ne permettent pas, en l’état, de procéder à une évaluation conforme aux exigences administratives.
“Certains n'ont que le Bac, aucune autre formation derrière. Certains ont même déposé des dossiers avec des certificats ou des attestations de présence à une formation. Certains ont même déposé des dossiers uniquement avec le permis de conduire. Donc comment permettre au ministère de la Fonction publique de faire son travail, d'examiner les dossiers et de voir la validité de ces dossiers ?”
a ajouté Laurence Ndong.
Le concours demeure la voie privilégiée
Dans un contexte marqué par une forte demande d’emplois publics, le gouvernement rappelle que les recrutements sont encadrés par des règles et dépendent des besoins de l’administration.
“Aujourd'hui, nous sommes en pleine réforme. Si l'on met à disposition des postes budgétaires pour les chômeurs, la voie d'entrée par excellence à la Fonction publique, c'est le concours. Donc faire du tapage ne réglera pas du tout le problème. L'administration continue de recruter mais elle recrute selon ses besoins”
a encore expliqué Laurence Ndong.
À travers cette sortie médiatique, le membre du gouvernement entend ainsi clarifier les conditions d’accès à la Fonction publique et répondre aux interrogations suscitées par la mobilisation du MNVG. L’enjeu reste désormais de concilier les attentes des demandeurs d’emploi avec les exigences de la réforme administrative en cours.