RUTO FERME COMMERCES
Une fermeture imminente des petits commerces étrangers
« À partir de la semaine prochaine, tous les commerçants [étrangers] qui exploitent ces petits commerces devront les fermer »
a déclaré le président Ruto. Il a également promis d’accélérer l’examen d’un projet de loi visant à interdire aux étrangers d’exercer certaines activités commerciales jugées sensibles pour l’économie locale.
Un appel à des investissements créateurs d’emplois chinois et africains
Le président a tenu à souligner que le Kenya restait ouvert aux investissements étrangers, mais à une condition stricte.
« les investisseurs, y compris les commerçants chinois, devraient créer des emplois et développer la production plutôt que de concurrencer les Kenyans dans les petites entreprises »
Selon lui, il est
« inconcevable qu’une personne vienne de Chine ou d’ailleurs pour devenir vendeur ambulant ou ouvrir une petite boutique ».
La priorité aux commerçants locaux
S’adressant aux petits commerçants réunis à la State House à Nairobi, Ruto a insisté sur la nécessité de renforcer la confiance dans l’économie locale.
« Nous avons fait des efforts pour améliorer l’économie, mais nous n’avons pas réussi à améliorer la confiance des investisseurs pour que les vendeurs ambulants viennent au Kenya »
a-t-il déclaré. Cette mesure s’inscrit également dans sa campagne pour briguer un second mandat lors des élections présidentielles prévues l’année prochaine.
Un défi pour une population étrangère importante
Le nombre exact de ressortissants étrangers impliqués dans le commerce à petite échelle reste inconnu, tout comme celui des personnes qui seront affectées par cette nouvelle répression. Le Kenya accueille une importante population de réfugiés, dont certains vivent et travaillent hors des camps, ce qui complexifie davantage la situation économique et sociale.
Cette décision marque une étape importante dans la politique économique et migratoire du Kenya, où la protection des acteurs locaux semble désormais prioritaire face à la montée de la concurrence étrangère.