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GABON : MÉGA-FRAUDE

GABON : MÉGA-FRAUDE
Ce gouffre financier représente 80 % du budget d'investissement public

Un chiffre qui donne le tournis. Le constat dressé par la Cour des comptes du Gabon est vertigineux. Près de 1 700 milliards de FCFA de débets et d'amendes ont été révélés par son Premier président, Alex Euv Moutsiangou, le 2 septembre 2026.


Ce gouffre financier représente à lui seul 80 % du budget d'investissement public national ou un tiers du budget annuel de l'État. Une telle somme permettrait de rembourser 20 % de la dette colossale du pays


Les chiffres clés pour contextualiser le gouffre financier




  • 80 % du budget d'investissement public. Les 1 700 milliards de FCFA de dérives représentent près de 80 % de l'enveloppe globale que le Gabon consacre à ses investissements publics dans le cadre du budget de l'État. Autrement dit, cette somme aurait pu financer la quasi-totalité des infrastructures, routes, hôpitaux et écoles du pays sur une année. 




  • Le budget global de l'État (2026). Le budget rectificatif de l'État gabonais, adopté en mai dernier, s'établit à 5 495,2 milliards de FCFA (avec des dépenses fixées à 5 180 milliards de FCFA). 80 % du budget d'investissement public. Les 1 700 milliards de FCFA de dérives représentent près de 80 % de l'enveloppe globale que le Gabon consacre à ses investissements publics 




  • Le poids de la dette publique. La dette du Gabon culmine désormais à plus de 8 700 milliards de FCFA, ce qui représente plus de 90 % du PIB du pays. Ce niveau dépasse largement le seuil communautaire de 70 % fixé par la CEMAC. Si l'État parvenait à recouvrer ces 1 700 milliards de FCFA, il pourrait rembourser d'un coup près de 20 % de sa dette totale.




"Le système judiciaire conforte la conviction selon laquelle, la justice au Gabon est bâtie pour protéger les gros détourneurs de fonds et envoyer en prison ceux sans responsabilité car, comment comprendre que, CELUI QUI DÉTOURNE DES MILLIARDS N'EST PAS INQUIÉTÉ MAIS,CELUI QUI DISTRAIT UNE BOÎTE SARDINE SE RETROUVE EN PRISON PENDANT DES ANNÉES CAR DES FOIS OUBLIÉ DANS SA DÉTENTION PRÉVENTIVE ?"


a déclaré hier Geoffroy Foumboula Libeka, 2e vice président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), sur sa page Facebook.







 


 

Par Pamphil

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