tvplusafrique

Economie

MILLIARDS : QUEL RETOUR ?

MILLIARDS : QUEL RETOUR ?
La Ve République au Gabon doit impérativement recouvrer 1 700 milliards de FCFA

1 700 milliards de FCFA. La Ve République face à la dure épreuve de la récupération. La Ve République sera-t-elle capable de récupérer les milliards des Gabonais ? C’est désormais l’une des questions les plus brûlantes qui se posent au Gabon. Car après la révélation de près de 1 700 milliards de FCFA de débets et d’amendes relevés par la Cour des comptes à l’issue de plusieurs contrôles, le temps des constats doit céder la place à celui des actes.


Une somme astronomique qui donne le tournis, mais qui impose surtout une exigence. Récupérer l’argent dû à l’État.


Le véritable test commence maintenant


Pendant des années, les Gabonais ont entendu parler de mauvaise gestion, d’irrégularités et de détournements présumés des deniers publics. Mais la question qui se pose aujourd’hui est différente. Que va faire concrètement la Ve République de ces révélations ?


Identifier les responsabilités constitue une première étape. Rendre les décisions de justice financière constitue la suivante. Mais le véritable aboutissement sera le recouvrement effectif des sommes réclamées.


Autrement dit, combien de milliards vont réellement retourner dans les caisses de l’État ?


C’est là que la nouvelle République sera attendue au tournant. Et ce sera pas une sinécure. 


Plus question de regarder ailleurs


Les secteurs contrôlés ne sont pas anodins. Sécurité sociale, évacuations sanitaires, Fonds des Gabonais économiquement faibles, CNAMGS… Autant de domaines directement liés aux conditions de vie des populations.


Chaque franc irrégulièrement dépensé ou qui ne revient pas dans les caisses publiques représente potentiellement des ressources en moins pour les services destinés aux citoyens.


Dans ce contexte, la politique de l’autruche ne peut plus avoir sa place. Les Gabonais veulent savoir qui doit quoi, combien doit être restitué et surtout combien sera effectivement récupéré.


Des noms, des montants et des résultats


La Cour des comptes annonce justement davantage de transparence, avec la publication d’un recueil de ses arrêts et avis mentionnant notamment l’identité des justiciables concernés et les montants réclamés.


Cette transparence pourrait marquer un tournant. Mais elle ne saurait constituer une fin en soi.


Publier les noms ne remplira pas les caisses de l’État. Les décisions devront être exécutées et les sommes recouvrées, dans le respect des procédures et des droits des personnes concernées.


La Ve République dispose donc d’une occasion historique de transformer un chiffre vertigineux en résultat concret.


Les Gabonais veulent voir l’argent revenir


Le défi est immense. Démontrer que la rupture avec les anciennes pratiques ne se limite pas aux discours.


Car au-delà des rapports et des chiffres, les Gabonais attendent une réponse simple. L’argent de l’État va-t-il revenir à l’État ?


Les 1 700 milliards pourraient ainsi devenir bien plus qu’un scandale financier présumé. Ils peuvent constituer le premier grand examen de crédibilité de la Ve République en matière de redevabilité et de bonne gouvernance.


Cette fois, les Gabonais ne veulent pas voir certains responsables se pavaner pendant que les caisses publiques attendent.


Ils veulent des comptes. Ils veulent des résultats. Et surtout, ils veulent récupérer leur argent.


La question est désormais posée


La Ve République sera-t-elle capable de récupérer les 1 700 milliards de FCFA réclamés à l’issue des contrôles de la Cour des comptes ?


C’est peut-être là que se jouera, bien plus que dans les discours, la véritable crédibilité de la nouvelle gouvernance gabonaise.

Par Pamphil

Top Articles