MAGISTRATS : LE SYNAMAG EXIGE DES ACTES
Dans un communiqué, le SYNAMAG réclame notamment la tenue du Conseil supérieur de la magistrature et l’adoption des textes d’application du statut des magistrats. Pour le SYNAMAG, la crise de confiance autour de la justice ne peut être imputée uniquement aux magistrats. Le syndicat pointe le dénuement matériel des juridictions, la vétusté de plusieurs palais de justice et l’absence de concrétisation de certaines annonces de rénovation.
Le syndicat estime également que les magistrats doivent pouvoir exercer leurs fonctions dans des conditions dignes, avec des moyens adaptés à leurs responsabilités.
SANCTIONS ET INSÉCURITÉ DÉNONCÉES
Le SYNAMAG revient sur les sanctions prononcées le 25 août 2026 par le Conseil de discipline. Tout en reconnaissant l’existence de comportements contraires à la déontologie, il juge certaines sanctions disproportionnées et annonce son soutien aux magistrats souhaitant les contester.
Autre préoccupation : la sécurité dans les juridictions. Le syndicat cite notamment un incident au palais de justice de Libreville et dénonce, à Mouila, des faits mettant en cause l’autorité judiciaire et la protection des magistrats.
LE CSM ET LES TEXTES AU CŒUR DE LA COLÈRE
Le SYNAMAG déplore enfin le retard de la session ordinaire du Conseil supérieur de la magistrature, prévue dans la première quinzaine de juillet. Selon le syndicat, cette situation laisse les magistrats dans l’incertitude concernant leurs affectations, avec des conséquences sur leurs familles et leur organisation professionnelle.
À cela s’ajoute le retard dans l’adoption des textes d’application du statut des magistrats. Le syndicat réclame donc la tenue immédiate du CSM, l’adoption de ces textes et la sécurisation effective des palais de justice.