INQUIÉTANT INCIVISME
Un site dédié à la mémoire nationale
Inauguré officiellement le 17 août 2026 par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance du Gabon, le site se veut un espace de mémoire, de culture et de rassemblement. Il rend hommage à Georges Damas Aleka, auteur-compositeur de l’hymne national « La Concorde ».
Mais sur le terrain, l’enthousiasme laisse déjà place à une préoccupation. Comment préserver durablement ce nouveau patrimoine gabonais ?
Des déchets dans le bassin du jet d’eau
Dans une vidéo, l’intervenante se filme en train de retirer des déchets jetés dans le bassin du jet d’eau. Elle rappelle que des poubelles sont pourtant disponibles auprès des artisans installés sur le site. Pour elle, le comportement observé est d’autant plus regrettable que le lieu est appelé à accueillir des visiteurs gabonais comme étrangers.
« l'incivisme c'est quand même quelque chose »
déplore-t-elle, tout en poursuivant son geste de nettoyage.
Un appel au civisme
Son constat dépasse la simple question de la propreté. Il renvoie à la capacité des Librevillois à s’approprier et à protéger les nouveaux équipements publics.
« ici c'est pas la poubelle»
insiste-t-elle, appelant chacun à adopter des gestes simples. Ne pas jeter les détritus, utiliser les poubelles et respecter les espaces encore en cours d’aménagement.
Le message est également adressé à ceux qui seraient tentés d’utiliser les abords du monument comme toilettes improvisées. Les travaux et aménagements n’étant pas totalement achevés, la vigilance reste nécessaire pour préserver l’image du site.
Préserver une vitrine du Gabon
Pour l’intervenante, ce monument doit devenir une vitrine du savoir-faire et de l’identité gabonaise. Les pavillons et espaces dédiés aux arts, à la culture et aux productions locales participent justement à cette ambition.
« prenez-en soin»
lance-t-elle aux compatriotes, rappelant que cet espace appartient à tous.
La question du suivi
La question est désormais celle du suivi. Des équipes associant mairies, services d’hygiène et forces de sécurité pourraient effectuer des contrôles réguliers, sensibiliser les usagers et, lorsque cela est nécessaire, sanctionner les dépôts sauvages.
Car derrière les installations modernes, c’est aussi une question de civisme qui se joue.
« C'est une fierté»
rappelle l’intervenante.
À Libreville, le défi est de faire du monument Georges Damas Aleka non seulement un symbole de mémoire nationale, mais aussi un exemple de responsabilité collective.