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AKANDA, LA PEUR DES CASSES GAGNE LES RIVERAINS DU FUTUR AXE ROUTIER

AKANDA, LA PEUR DES CASSES GAGNE LES RIVERAINS DU FUTUR AXE ROUTIER
Le futur axe routier Lycée Avorbam–Carrefour 9 Provinces suscite l’inquiétude à Akanda. Des habitants dénoncent un manque de concertation et redoutent de tout perdre avec le démarrage des travaux.

À Akanda, l’inquiétude monte chez les populations installées sur le tracé du futur axe routier Lycée Avorbam-Carrefour 9 Provinces. Après le communiqué du ministère des Travaux publics et de l’Habitat, en date du 14 août 2026, annonçant le lancement prochain des travaux d’aménagement et de construction, les opérations de marquage effectuées par les équipes de l’ANUTTC ont ravivé les craintes d’un déguerpissement imminent.
Réunis le lundi 23 août, plusieurs habitants et occupants concernés disent avoir été pris de court par l’annonce de casses qui selon eux devraient débuter dès le mardi 25 août.


« Nous ne sommes même pas recensés »


Au cœur des préoccupations : l’absence, selon les riverains, d’un recensement préalable des personnes directement impactées par le projet.
Le chef de quartier de Marseille 2 témoigne de l’incompréhension des populations :


« Oui, le maire est venu m’informer que dans les jours qui suivent, il y aurait les casses. Mais nous ne sommes même pas recensés et on promet de venir nous casser. C’est là que la population ne comprend pas. »


À l’issue de la rencontre entre le chef de quartier de Marseille 2 et les autorités municipales, aucune décision concrète n’aurait, selon les habitants, été prise concernant un éventuel recensement préalable.


Des familles face à la peur de tout perdre


Au-delà des habitations, ce sont également des activités économiques qui se retrouvent menacées. Pour certains riverains, la destruction des installations signifie aussi la perte de leur principale activité, voire unique, source de revenus.
Une habitante, visiblement préoccupée par son avenir et celui de sa famille, témoigne :


« Je n’ai pas d’emploi, mon emploi c’est le marché. On me dit qu’on va casser ma maison, là où je dors, et on va casser le marché où je vis. J’ai 13 petits-enfants et 4 petits-fils. Je vais devenir quoi demain, après-demain ? »


Une inquiétude d’autant plus forte que cette opération intervient à l’approche de la rentrée scolaire et au début de la saison des pluies, deux facteurs qui pourraient accentuer la vulnérabilité des familles concernées.


Quelques heures pour libérer les emprises


Le compte à rebours est désormais lancé. Selon le communiqué publié le 14 août 2026, les habitants, commerçants et autres occupants présents sur les emprises du futur axe routier disposent d’un délai de 72 heures pour prendre leurs dispositions et libérer les espaces concernés.
Sur le terrain, le message des autorités se veut sans ambiguïté : les emprises doivent être libérées afin de permettre le démarrage des travaux.
Mais pour les populations concernées, la question demeure entière : où aller et comment se reloger lorsque l’on risque de perdre son habitation et son activité en quelques jours ?


Développement contre protection des populations


Derrière les marquages et les maisons menacées de démolition, ce sont des familles entières qui vivent désormais dans l’incertitude. Si la réalisation du futur axe routier répond à un impératif de développement des infrastructures, les habitants demandent que leur situation soit également prise en compte.
Face à cette situation, les populations concernées en appellent à l’autorité et à la sagesse du Président de la République, espérant une prise en compte de leurs préoccupations avant toute opération de démolition.
Une situation qui soulève une question essentielle : comment accélérer le développement des infrastructures tout en protégeant les populations directement impactées par ces projets ?

Par ANGUE

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