FISCALITÉS, LE GABON POURRAIT INSTAURER UNE TAXE FISCALE CONTRE LES GÉANT DU WEB DÈS 2027
Le Gabon franchit un nouveau cap dans la fiscalité de l’économie numérique avec le collectif budgétaire 2026. Les plateformes étrangères qui vendent leurs services dans le pays seront désormais tenues de contribuer aux recettes publiques. Des acteurs comme Netflix, Google et Amazon Web Services devront intégrer la TVA gabonaise dans leurs obligations fiscales. La Contribution Spéciale de Solidarité (CSS) viendra également s’ajouter à cette nouvelle charge.
L’équité fiscale au cœur de la réforme
Avec cette réforme, le Gabon entend rétablir davantage d’équité entre les entreprises locales et les géants étrangers du numérique. Jusqu’ici, les plateformes internationales pouvaient proposer leurs services sur le marché gabonais sans être soumises au même cadre fiscal que les acteurs implantés dans le pays. Leur imposer désormais la TVA et la Contribution Spéciale de Solidarité permettrait donc de réduire cet écart et de créer des règles du jeu plus équilibrées.
Pour les entreprises gabonaises, l’enjeu est aussi de limiter une concurrence jugée inégale, tout en renforçant les recettes publiques issues de l’économie numérique.
Des recettes au service des Gabonais
La taxation des services numériques étrangers pourrait permettre au Gabon de renforcer ses recettes publiques et de disposer de ressources supplémentaires pour financer ses priorités nationales. Les revenus générés par cette fiscalité pourraient notamment contribuer au développement des infrastructures, à l’amélioration de l’accès à l’éducation et aux soins de santé, ainsi qu’au fonctionnement de plusieurs services essentiels.
Au-delà de la seule fiscalité, l’objectif est donc de faire en sorte que la croissance de l’économie numérique bénéficie davantage au développement du pays et à la population.