tvplusafrique

Société

FIBRE OPTIQUE AU GABON, DES PRIX ÉLEVÉS POUR UN DÉPLOIEMENT ENCORE À LA TRAÎNE 

FIBRE OPTIQUE AU GABON, DES PRIX ÉLEVÉS POUR UN DÉPLOIEMENT ENCORE À LA TRAÎNE 
Le Gabon progresse dans le déploiement de la fibre, mais reste à la traîne avec un débit médian de 42,25 Mbit/s et des tarifs dépassant 40 dollars, soit 22 et quelques milles par mois pour une offre de 50 Mbit/s.

Le haut débit africain accélère sa mutation, porté par l’extension rapide des réseaux de fibre optique. Si plusieurs pays renforcent leurs infrastructures et gagnent du terrain au-delà des grandes villes, le Gabon progresse plus lentement.
Le débit médian gabonais a augmenté de 15,9 % depuis 2023, selon  les données de TelecomLead d’Ookla. Il atteint ainsi 42,25 Mbit/s au deuxième trimestre 2026. Une amélioration réelle, mais qui reste en retrait par rapport aux avancées observées sur plusieurs marchés ouest-africains.


Rapide, mais toujours trop cher


Le Gabon améliore progressivement ses performances en matière de connectivité, mais cette avancée peine encore à se traduire par une fibre optique réellement accessible. Avec une vitesse médiane de téléchargement de 42,25 Mbit/s au deuxième trimestre 2026, le pays affiche des progrès, tout en restant confronté à une latence élevée de 179,8 millisecondes. Surtout, le coût de l’abonnement demeure un obstacle majeur : le forfait fibre d’entrée de gamme de 50 Mbit/s dépasse les 40 dollars par mois, soit près du double des tarifs observés sur plusieurs marchés ouest-africains. Le paradoxe est donc frappant : au Gabon, Internet devient plus rapide, mais reste trop cher pour accompagner pleinement la démocratisation du haut débit et l’accélération de l’économie numérique.


Le paradoxe gabonais


Le Gabon se trouve face à un paradoxe dans sa course au numérique. Alors que les performances de sa connexion Internet progressent, le coût de l’accès à la fibre optique reste particulièrement élevé. Avec une vitesse médiane de téléchargement de 42,25 Mbit/s au deuxième trimestre 2026, le pays affiche une amélioration de son débit, mais cette avancée reste relativisée par une latence de 179,8 millisecondes et surtout par des tarifs peu compétitifs. Le forfait fibre d’entrée de gamme de 50 Mbit/s dépasse en effet les 40 dollars soit 22 milles FCFA en moyenne par mois, un niveau nettement supérieur à celui observé sur plusieurs marchés ouest-africains. Cette situation soulève une question essentielle : comment expliquer que les progrès technologiques ne s’accompagnent pas d’une baisse significative des prix ? Entre coûts d’infrastructures, investissements nécessaires au déploiement du réseau et structure du marché des télécommunications, le Gabon doit encore relever le défi de transformer ses avancées techniques en une connectivité à la fois performante et financièrement accessible.


Pour le Gabon, l’enjeu n’est donc plus seulement de déployer davantage de fibre, mais de parvenir à rendre la connexion plus rapide, plus accessible et surtout plus compétitive. Dans une Afrique où le très haut débit devient un levier majeur de croissance, le pays devra accélérer le rythme s’il veut réduire son retard et éviter que le coût de la connectivité ne devienne un frein supplémentaire à sa transformation numérique.

Par NOEMI KIM

Top Articles