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OR, LES EXPORTATIONS GABONAISES S’EFFONDRENT

OR, LES EXPORTATIONS GABONAISES S’EFFONDRENT
L’or gabonais traverse une zone de turbulences. Ses exportations ont chuté de 75 % au premier trimestre 2026, sous l’effet combiné du recul des commandes et des tensions géopolitiques.

La filière aurifère gabonaise traverse une période particulièrement difficile. Au premier trimestre 2026, les exportations d’or brut ont enregistré une chute spectaculaire de 75 %, dans un contexte marqué par le ralentissement des commandes internationales et les perturbations du commerce mondial.


Un recul qui frappe les exportations 


D’après les données de la Direction générale de l’Économie et de la Politique fiscale, la performance de l’or gabonais s’est nettement dégradée au cours des trois premiers mois de l’année. Cette contraction traduit un affaiblissement important des débouchés extérieurs pour le métal précieux produit au Gabon. La baisse des commandes en provenance des principaux marchés internationaux constitue l’un des premiers facteurs avancés pour expliquer cette contre-performance. La demande adressée au secteur s’est ainsi réduite, pesant directement sur les volumes exportés.


Le commerce mondial sous pression 


À cette baisse de la demande s’est ajoutée une situation géopolitique particulièrement tendue. Les perturbations liées au conflit au Moyen-Orient et au blocage du détroit d’Ormuz ont compliqué les échanges internationaux.
Cette situation a affecté les chaînes logistiques et les circuits commerciaux, avec des répercussions sur plusieurs secteurs dépendants des marchés extérieurs. Pour le Gabon, ces difficultés ont contribué à fragiliser davantage les conditions d’exportation de l’or brut.


Une filière qui reste stratégique 


Malgré cette forte contraction, l’activité extractive conserve une place centrale dans l’économie gabonaise. Le secteur continue notamment de mobiliser une part importante des financements disponibles dans le pays.
Selon les données économiques citées, les industries extractives concentrent à elles seules 63 % du total des crédits distribués au niveau national. Un niveau qui illustre le poids stratégique accordé par le système bancaire à cette branche de l’économie.


Le défi de la résilience 


La chute des exportations aurifères met toutefois en évidence la vulnérabilité des activités extractives face aux évolutions de la conjoncture internationale. Dépendance aux marchés extérieurs, tensions géopolitiques et perturbations logistiques peuvent rapidement affecter les performances du secteur.
Pour le Gabon, l’enjeu consiste désormais à renforcer la résilience de sa filière aurifère, tout en consolidant la contribution des activités extractives à l’économie nationale. Cette contre-performance du premier trimestre pourrait ainsi relancer les réflexions sur la diversification des débouchés et la valorisation locale des ressources minières.

Par ANGUE

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