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Justice

FARMAGATE, RAMAPHOSA OBTIENT UN RÉPIT JUDICIAIRE, SANS VICTOIRE DÉFINITIVE

FARMAGATE, RAMAPHOSA OBTIENT UN RÉPIT JUDICIAIRE, SANS VICTOIRE DÉFINITIVE
La justice sud-africaine accorde un répit à Cyril Ramaphosa dans l’affaire Farmgate, mais la procédure de destitution sera tranchée en septembre, dans un bras de fer toujours ouvert entre justice, Parlement et exécutif.

La justice sud-africaine a suspendu provisoirement la procédure de destitution visant le président Cyril Ramaphosa dans l’affaire « Farmgate ». Si cette décision lui offre un répit politique, elle ne constitue pas un abandon des poursuites. Rendue à la majorité de deux juges contre un, elle révèle les divisions au sein de la juridiction et laisse le dossier ouvert.


Le scandale Farmgate au cœur de la procédure


L’affaire remonte à juin 2020, lorsqu’un cambriolage a été révélé dans la ferme privée de Cyril Ramaphosa, à Phala Phala, dans la province du Limpopo. Des millions de dollars en espèces auraient été dissimulés dans un canapé de la propriété. Le chef de l’État a reconnu l’existence de l’argent, mais a affirmé qu’il provenait de la vente d’animaux et qu’il n’avait pas été impliqué dans une quelconque opération illégale.
Le scandale a pris une dimension politique après des accusations selon lesquelles Ramaphosa aurait cherché à dissimuler l’affaire et aurait potentiellement violé ses obligations constitutionnelles. Un panel indépendant, dirigé par l’ancien juge en chef Sandile Ngcobo, avait conclu à l’existence d’éléments pouvant justifier l’ouverture d’une procédure parlementaire de destitution.


Septembre, le véritable test


La suspension prononcée par la justice ne règle donc pas le fond du dossier. Le véritable rendez-vous est fixé à septembre, lors de l’examen de la demande de révision des conclusions du panel indépendant. C’est à cette étape que l’avenir de la procédure de destitution sera réellement déterminé.


Un dossier toujours politiquement explosif


Les conclusions du panel restent valables et continuent d’alimenter le débat en Afrique du Sud. En affirmant respecter la décision de justice tout en excluant une démission, Cyril Ramaphosa montre que le combat judiciaire et politique est loin d’être terminé.


Cette décision apparaît davantage comme un sursis que comme une victoire définitive : elle repousse simplement une échéance qui pourrait encore fragiliser la présidence Ramaphosa.


 


 


 



Cette décision apparaît davantage comme un sursis que comme une victoire définitive : elle repousse simplement une échéance qui pourrait encore fragiliser la présidence Ramaphosa.

Par ANGUE

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