SANTÉ DURABLE : AFRIQUE
À l’issue des travaux, les dirigeants ont adopté une déclaration qui réaffirme leur engagement en faveur de la justice sanitaire, de l’équité et de la couverture sanitaire universelle. Le texte invite également les États membres à mettre les bouchées doubles pour éliminer le sida et la tuberculose, améliorer la santé maternelle et renforcer la lutte contre les maladies non transmissibles ainsi que les maladies tropicales négligées.
Trois priorités pour renforcer l’autonomie sanitaire
Dans son discours de clôture, le président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a défini trois axes stratégiques destinés à guider l’action commune du continent. Il s’agit de développer la production locale de médicaments et de produits médicaux afin de renforcer la souveraineté sanitaire, de mobiliser davantage de ressources nationales grâce à des mécanismes de financement innovants, et d’améliorer la gouvernance ainsi que la redevabilité dans le secteur de la santé.
« L’Afrique doit bâtir un système de santé capable de répondre à ses propres besoins, de produire localement les solutions adaptées à ses défis et de passer d’une logique de réaction à une culture de l’anticipation »
a-t-il déclaré.
Alors que le problème se pose avec acuité dans plusieurs régions du continent, l’ambition affichée est de prendre le taureau par les cornes afin de réduire la dépendance aux importations de produits de santé et de renforcer la capacité de réponse face aux crises sanitaires.
Transformer les engagements en actions
Le président en exercice de l’UA a également mis l’accent sur la nécessité de développer une solidarité sanitaire africaine, présentée comme un véritable moteur de développement. Il s’est félicité des engagements volontaires annoncés par plusieurs délégations, estimant qu’ils témoignent d’une volonté commune de transformer les promesses en réalisations concrètes.
Il a affirmé que le continent dispose désormais des compétences, des institutions et de la volonté politique nécessaires pour refait une nouvelle santé de ses systèmes sanitaires et renforcer durablement sa souveraineté. Il a enfin appelé les États membres à assurer un suivi rigoureux des décisions prises à Accra afin d’accélérer la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle au bénéfice des populations africaines.