MONNAIE UNIQUE CEDEAO
Des critères stricts pour un lancement progressif
Le déploiement de l’ECO débutera avec les pays respectant les critères de convergence macroéconomique. Pour les États moins avancés, un accompagnement spécifique sera mis en place afin de faciliter leur adhésion ultérieure. Cette démarche progressive vise à garantir la stabilité et la viabilité de la monnaie unique, tout en évitant les écueils d’une adoption simultanée trop hâtive.
Un levier pour l’intégration économique
Les dirigeants ouest-africains insistent sur le rôle majeur de l’ECO pour renforcer l’intégration économique régionale. Cette monnaie vise à faciliter les échanges commerciaux, réduire les coûts des transactions financières et stimuler une croissance durable, résiliente et inclusive. Elle représente aussi une étape importante pour se libérer du franc CFA, perçu comme un vestige colonial freinant le développement économique.
Avancées institutionnelles et défis restants
Parmi les progrès notables, l’enregistrement officiel de la marque « ECO » auprès de l'Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) a été salué. De plus, la Guinée a rejoint la Task Force présidentielle dédiée à ce programme monétaire. La Commission de la Cedeao, en collaboration avec l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Amao), est appelée à intensifier les discussions avec les banques centrales pour résoudre les derniers obstacles.
En somme, le lancement de l’ECO en 2027 marque une étape historique pour la Cedeao, porteuse d’espoir pour une Afrique de l’Ouest économiquement plus intégrée et souveraine.