TOUADÉRA AUX ABONNÉS ABSENTS
Selon le Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme (RJDH), cette absence est d’autant plus remarquée que Bangui avait bien reçu une invitation officielle des autorités tchadiennes. Le 3 juillet dernier, le ministre tchadien de l’Eau et de l’Énergie, Marcellin Passalé Kanabé, s’était personnellement rendu dans la capitale centrafricaine pour remettre l’invitation au président Touadéra.
Des tensions sécuritaires en toile de fond
Pour plusieurs observateurs, cette absence intervient dans un climat diplomatique délicat. La recrudescence des violences dans les zones frontalières entre les deux pays alimente les analyses, notamment après l’attaque de la localité d’Am Dafock, le 30 juin dernier.
Le RJDH rapporte que
« dans l’entourage du chef de l’État centrafricain, beaucoup ont vu l’ombre du Tchad »
derrière cette attaque. Des soupçons que les autorités tchadiennes ont toutefois fermement rejetés, qualifiant ces accusations de dénuées de fondement.
Selon un acteur de la société civile cité par le média, le choix du président centrafricain de ne pas participer au sommet pourrait être interprété comme un signal politique traduisant un déficit de confiance entre Bangui et N’Djamena.
La présidence promet des explications
Pour l’heure, la présidence centrafricaine reste discrète sur les raisons de cette absence. Sollicité par le RJDH, le porte-parole de la présidence, Albert Mokpem, s’est limité à une déclaration prudente.
« Je ne communique pas sur l’agenda du président de la République. Vous aurez les informations précises au moment opportun »
a-t-il indiqué.
Habitué à prendre part aux grands rendez-vous régionaux, Faustin-Archange Touadéra n’a, cette fois-ci, pas fait le déplacement. Un choix qui continue d’alimenter les interrogations, dans l’attente d’une explication officielle de la présidence centrafricaine.