BAC CARCÉRAL 2026
Cette démarche met en avant la coopération entre les secteurs de l'Éducation et de la Justice, ainsi que la mobilisation de l'administration pénitentiaire pour garantir aux détenus des conditions d'examen comparables à celles des autres candidats. Des salles de classe ont notamment été aménagées au sein de la prison afin d'assurer la continuité des apprentissages et l'organisation des évaluations.
Trente-et-un candidats à l'échelle nationale
Au total, 31 détenus sont inscrits au baccalauréat cette année, dont 27 au baccalauréat général et 4 au baccalauréat technologique. L'Estuaire concentre le plus grand nombre de candidats avec 22 inscrits, devant le Woleu-Ntem, la Ngounié et l'Ogooué-Maritime.
Les autorités rappellent que le droit à l'éducation s'applique à tous, quelle que soit la situation judiciaire des candidats. Elles saluent également la motivation des détenus et les résultats encourageants enregistrés ces dernières années, qu'elles attribuent à la qualité de l'encadrement pédagogique.
Un outil de réinsertion
Au-delà de l'obtention du diplôme, cette initiative vise à préparer la réinsertion des personnes détenues. Le baccalauréat constitue une étape susceptible de faciliter l'accès à l'enseignement supérieur, à la formation professionnelle ou à des projets entrepreneuriaux après la libération.
Les autorités appellent également à lutter contre la stigmatisation des anciens détenus, estimant qu'une fois leur peine purgée, ils doivent pouvoir bénéficier d'une véritable seconde chance et retrouver pleinement leur place dans la société. L'école apparaît ainsi comme un levier essentiel de reconstruction personnelle et d'inclusion sociale.