REPORT DE L'AFFAIRE KOULA
Cette nouvelle audience devrait permettre aux magistrats de se prononcer sur les arguments développés par la défense contre la décision rendue en appel.
La défense invoque le Code de la communication
Les conseils de Freddy Koula Moussavou estiment que les faits reprochés à leur client relèvent exclusivement de l'exercice de son activité professionnelle. Selon eux, les propos tenus lors d'une émission sportive doivent être appréciés à la lumière du Code gabonais de la communication, lequel a consacré la dépénalisation des délits de presse.
En sollicitant la cassation de l'arrêt d'appel, les avocats espèrent obtenir l'annulation de la condamnation prononcée contre le journaliste, condamné à six mois de prison, dont trois mois ferme, ainsi qu'au paiement d'une amende et de dommages-intérêts.
Des déclarations à l'origine des poursuites
Le litige remonte à février 2025. Au cours de l'émission Grand Sport, diffusée sur Gabon 1ère, Freddy Koula Moussavou avait vivement critiqué la gouvernance de la Fégafoot. Il avait notamment qualifié Pierre Alain Mounguengui de « piètre dirigeant sportif » et de « minable arbitre », des propos qui avaient conduit à des poursuites pour injures publiques.
Un arrêt très attendu
Au-delà du cas personnel de Freddy Koula Moussavou, la décision attendue le 31 juillet pourrait avoir une portée importante sur l'encadrement de la liberté d'expression des journalistes au Gabon. La Cour de cassation devra notamment déterminer si les déclarations incriminées relèvent du droit de la presse ou du droit pénal, une question qui pourrait faire jurisprudence dans les contentieux impliquant les professionnels des médias.