TRAFIC DE MATÉRIEL DÉMANTELÉ
Des équipements stratégiques ciblés
Selon les enquêteurs, la filière s'attaquait à des équipements essentiels, notamment des compteurs d'eau et d'électricité, ainsi qu'à des matériaux destinés au Projet intégré d'alimentation en eau potable de Libreville (PIAEPAL). L'enquête, ouverte sur instruction des plus hautes autorités, a conduit à l'interpellation du receleur présumé, présenté comme un acteur actif de ce trafic depuis plus de dix ans.
Les investigations se poursuivent afin d'identifier et d'interpeller les complices toujours en fuite, qui feront l'objet d'un procès-verbal complémentaire.
Deux versions opposées
Lors de son audition, le principal suspect a rejeté toute implication directe dans les vols.
« Je suis simplement un revendeur. Je m'approvisionne principalement à Dubaï et en Turquie. Les pièces de la SEEG retrouvées ici m'ont été revendues par un agent de la SEEG il y a environ trois ans. Depuis, il a disparu des radars. Je ne me reproche rien »
a-t-il déclaré à Gabon24.
Une version contredite par le second mis en cause, qui reconnaît avoir alimenté ce commerce illicite.
« J'ai commencé à lui apporter ces matériaux parce que j'avais cruellement besoin d'argent pour faire face à ma maladie. C'est moi qui récupérais ces équipements avant de les lui revendre. Je ne savais pas que cette activité était illégale. J'étais simplement dans le besoin »
a-t-il confié.
Une détermination affichée
À travers cette nouvelle opération, les autorités réaffirment leur volonté de démanteler les réseaux clandestins qui alimentent le pillage des infrastructures publiques. En s'attaquant à ces filières, l'État entend renforcer la protection des installations stratégiques et préserver les investissements engagés dans les projets de développement, afin qu'ils profitent pleinement aux populations.