SOLDATS RWANDAIS SOUTIENNENT M23
Selon les experts, la rébellion compterait aujourd'hui près de 30 000 combattants répartis dans trois zones de défense, chacune placée sous le commandement d'un responsable distinct. À ces effectifs s'ajouteraient entre 14 000 et 18 000 soldats des Forces de défense rwandaises, engagés dans les opérations militaires contre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Le rôle de l'armée rwandaise mis en avant
Le rapport revient notamment sur l'offensive qui a conduit à la prise de la ville d'Uvira, en novembre 2025. Les experts des Nations Unies affirment que cette opération aurait été dirigée par James Kabarebe, ancien chef d'état-major général de l'armée rwandaise. L'objectif, selon le document, était d'étendre la zone de contrôle de l'Alliance Fleuve Congo/M23 dans la province du Sud-Kivu.
Malgré les nombreuses demandes de la communauté internationale réclamant le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais, les experts estiment qu'aucun retrait significatif n'a été observé. Les mouvements de 15 à 20 kilomètres enregistrés ces derniers mois seraient, selon eux, de simples redéploiements stratégiques.
Les efforts diplomatiques peinent à produire des résultats
Le rapport souligne également que plusieurs initiatives diplomatiques ont été lancées pour tenter de mettre fin au conflit, notamment à Doha, Washington et Montreux. Toutefois, ces démarches n'ont pas permis d'obtenir une amélioration de la situation sur le terrain. Les combats se poursuivent dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu malgré les appels répétés à un cessez-le-feu.
Jusqu'à présent, les précédentes estimations de l'ONU faisaient état d'environ 5 000 soldats rwandais présents en RDC. Kinshasa accuse régulièrement Kigali de soutenir le M23 sur les plans militaire, logistique et financier, des accusations que les autorités rwandaises continuent de rejeter.
Un an après la signature de l'accord de Washington du 27 juin 2025 entre la RDC et le Rwanda, qui prévoyait notamment le retrait des forces rwandaises et la neutralisation des FDLR par Kinshasa, les engagements pris par les deux parties restent largement inachevés, selon les conclusions du rapport.
Mais pourquoi parler du 2 juillet 2026 alors que nous sommes le 1er juillet 2026 ?