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LE DIAMANT DU GABON

LE DIAMANT DU GABON
Potentiel diamantifère du Gabon : stratégie, réserves et opportunités économiques

Bien que le sous-sol du Gabon recèle des indices diamantifères prouvés, aucune production officielle n'a jamais été déclarée. L'exploitation reste purement artisanale et informelle. Le gouvernement a intensifié ses efforts pour réglementer ce secteur et l'intégrer pleinement dans les circuits légaux et internationaux. 


Provinces et villes


Le sous-sol du Gabon, lié aux structures du craton du Congo, présente un potentiel diamantifère prometteur encore sous-exploité, localisé principalement dans trois provinces clés. Les zones de prospection se concentrent dans la Ngounié (secteur de Lébamba/Chaillu), le Woleu-Ntem (environs de Mitzic) et l'Ogooué-Ivindo (autour de Makokou), couvrant des formations alluvionnaires et des complexes kimberlitiques. 


Quantités et réserves estimées


Actuellement, aucune réserve prouvée ni chiffre officiel n'existe concernant les volumes de diamant gabonais. Bien que des prospections internationales aient confirmé la présence de minéralisations, l'absence de forages approfondis empêche la quantification industrielle des réserves. 


Exploitation artisanale et pépites


L'exploitation actuelle du diamant au Gabon demeure entièrement artisanale, informelle et clandestine, pratiquée par des orpailleurs locaux. Ces découvertes de pierres brutes de qualité gemme échappent au contrôle de l'État, alimentant la contrebande et empêchant toute déclaration officielle de production. 


Le diamant comme possibilité économique


Le diamant constitue une opportunité de diversification économique cruciale face à la dépendance pétrolière. Le gouvernement gabonais s'efforce de se conformer aux normes du Processus de Kimberley pour officialiser la filière, éradiquer la contrebande et attirer des investisseurs.  


Sécuriser les frontières et digitaliser les flux


À l'instar des réformes en cours visant la digitalisation et l'intégration de QR codes pour la traçabilité des lingots d'or, un registre numérique doit être mis en place pour le diamant. Parallèlement, une collaboration étroite entre les ministères de la Défense, des Mines et de l'Intérieur est essentielle pour couper les routes de la contrebande aux frontières.


Le Gabon vise une contribution minière de 25 % du PIB d'ici 2030, contre 6 % actuellement. Le diamant, totalement informel, génère 0 recette officielle.Les experts estiment que la structuration de l’orpaillage dans la Ngounié et le Woleu-Ntem permettrait de capter immédiatement plusieurs milliers de carats par an aujourd'hui clandestins. Le potentiel kimberlitique profond reste à explorer, mais la certification Kimberley pourrait attirer des investissements initiaux de plusieurs millions de dollars pour la recherche géologique.


Potentiel géologique



  • Localisation : Le diamant gabonais se trouve principalement dans les provinces de l'Ogooué-Lolo, du Haut-Ogooué, de la Ngounié et du Woleu-Ntem. Les zones autour de Lastoursville et d'Okondja présentent un fort potentiel de minéralisations.  

  • Origine : La formation de ces diamants est souvent liée à des roches volcaniques appelées kimberlites, notamment sur le pourtour du Massif du Chaillu.  





Enjeux économiques et légaux




  • Manque à gagner : L'absence de déclaration officielle de diamants cause un manque à gagner important pour le budget de l'État. Une grande partie de l'exploitation artisanale échappe au contrôle administratif et la production est parfois écoulée illégalement dans les pays voisins ou au Moyen-Orient.  

  • Contrôle et traçabilité : Le pays œuvre pour se conformer aux exigences internationales. L'intégration au Processus de Kimberley constitue la clé de voûte de cette politique, permettant de garantir la traçabilité des pierres précieuses et  d'empêcher l'entrée de diamants de conflits sur le marché. Des entreprises du secteur, à l'image d'African Diamond Incorporated, accompagnent ces ambitions de développement de la filière


Par Pamphil

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