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HAUT CONSEIL POUR L'INVESTISSEMENT PACTE DE CONFIANCE

HAUT CONSEIL POUR L'INVESTISSEMENT PACTE DE CONFIANCE
Stratégie et réformes au Gabon pour relancer l'investissement durable.

Dans un contexte où les autorités gabonaises affichent une volonté renouvelée de dynamiser l’économie nationale, la remise du rapport général des travaux du Haut Conseil pour l’investissement apparaît comme un moment charnière. Ce document, fruit de plusieurs jours d’échanges intenses et de concertation entre acteurs publics et privés, a été officiellement réceptionné par le vice-président du gouvernement Hermann Immongault. Il sera prochainement présenté en conseil interministériel avant sa validation en conseil des ministres. Au-delà de sa portée administrative, ce rapport incarne un bien-fondé après plusieurs jours d’échanges relatifs aux travaux de relance du dispositif, traduisant une volonté de refondation pragmatique de l’environnement des affaires au Gabon.


Un rapport attendu après plusieurs jours d’échanges


Le document remis au gouvernement est le résultat d’un processus participatif d’envergure conduit dans le cadre du Haut Conseil pour l'Investissement. Réunis autour de huit groupes thématiques, plus de 1 100 participants issus du secteur public et privé ont contribué à identifier les obstacles majeurs à l’investissement et à proposer des solutions concrètes.


Loin d’un exercice théorique, ces travaux ont permis de dégager une feuille de route structurée, fondée sur des priorités claires. Restaurer la confiance, améliorer la compétitivité et moderniser les outils de gouvernance économique. La remise de ce rapport marque ainsi une étape déterminante dans la consolidation du dialogue public-privé.


Une feuille de route pour relancer l’investissement


Parmi les mesures phares issues des travaux figurent la mise en place de brigades mixtes de contrôle, la digitalisation des ordres de mission, ainsi que la création d’un numéro vert de dénonciation des pratiques abusives. À cela s’ajoute la volonté affirmée de supprimer les prélèvements illégaux qui pénalisent encore les opérateurs économiques.


Le rapport insiste également sur la nécessité de renforcer la sécurité juridique des investissements. Il recommande notamment la création de tribunaux de commerce et de travail dans des villes stratégiques comme Port-Gentil et Franceville, ainsi qu’un encadrement strict des procédures de saisie et d’arrêt.


Sur le plan financier, la question de la trésorerie des entreprises occupe une place centrale. La titrisation des remboursements de crédits TVA est présentée comme une mesure essentielle pour soulager la pression financière sur les entreprises et améliorer leur capacité d’investissement.


Les réformes structurantes issues des groupes thématiques


Le volet logistique n’est pas en reste. Les participants ont plaidé pour la mise en place d’un guichet unique dédié aux corridors économiques, ainsi que pour le fonctionnement continu des infrastructures portuaires, 24 heures sur 24. Ces propositions visent à fluidifier les échanges et à réduire les coûts logistiques, encore trop élevés pour les opérateurs.


Un autre axe majeur concerne la préférence nationale et l’emploi. Les discussions ont mis en avant la nécessité de mieux intégrer les compétences locales dans les projets économiques structurants, tout en garantissant un équilibre entre attractivité internationale et développement du capital humain national.


Ces réformes traduisent une ambition nette. Lever les freins structurels qui entravent encore la compétitivité du pays et libérer le potentiel du secteur privé.


Gouvernance, suivi et perspectives institutionnelles


Le succès de cette démarche repose, selon les participants, sur plusieurs piliers fondamentaux. D’abord, un engagement politique fort et constant au plus haut niveau de l’État. Ensuite, une transparence accrue dans les échanges afin de restaurer la confiance entre les parties prenantes. Enfin, une représentativité inclusive intégrant aussi bien les grandes entreprises que les petites structures.


Mais l’élément décisif demeure la mise en place de mécanismes de suivi-évaluation rigoureux. Chaque engagement inscrit dans la feuille de route devra faire l’objet d’une évaluation régulière, adossée à des indicateurs de performance précis et mesurables. C’est à ce prix que les intentions se transformeront en résultats concrets et durables.


Sur le plan institutionnel, le rapport sera examiné lors du conseil interministériel prévu ce mercredi 24 juin 2026, avant son adoption formelle en conseil des ministres. Pour le gouvernement, l’enjeu est désormais clair : traduire ces recommandations en actions tangibles capables de renforcer durablement l’attractivité économique du Gabon.


Dans cette dynamique, le document remis à Hermann Immongault ne constitue pas une simple synthèse administrative, mais bien un instrument de transformation économique. Il engage l’avenir, fixe un cap et rappelle que la réforme de l’environnement des affaires est désormais au cœur des priorités nationales.

Par Pamphil

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