BURKINA RÉVOCATION DE DEUX POLICIERS
Un hommage aux forces de sécurité
Avant d’aborder les mesures disciplinaires, une salve d’hommages a été adressée aux forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux populations civiles du pays.
"Je tiens à rendre un hommage mérité à l'ensemble des forces de défense et de sécurité, à l'ensemble des populations civiles, à l'ensemble des VDP qui se battent jour et nuit pour que le Burkina Faso reste debout"
a souligné le porte-parole du gouvernement. Ce rappel souligne l'importance cruciale du travail accompli par ces acteurs dans un contexte souvent difficile.
Confirmation des malversations financières
Les investigations menées par les services compétents ont permis de confirmer la commission de malversations financières, reprochées aux deux agents.
"Les investigations ont clairement confirmé la commission de ces malversations financières qui ont été reprochées à ces deux agents"
a précisé un membre du Conseil des ministres. En application des lois en vigueur, notamment la loi 027-2018 sur le statut de la police nationale, et le décret 2019-04-06 relatif au règlement disciplinaire, la révocation a été décidée.
Détails sur les agents révoqués
Le lieutenant de police Tiao B. Nicolas, matricule 90 605 X, chef du service administratif et financier de la direction régionale de la police nationale des Bankui, ainsi que le sergent-chef de police Ilboudo Pawentoré Marcelin, matricule 309 147 H, responsable de la logistique au sein du même service, ont été révoqués pour détournement de deniers publics.
"Le Conseil des ministres antérine la révocation des deux agents pour détournement de deniers publics"
a-t-on affirmé. Cette décision intervient pour sanctionner une faute qualifiée d’extrême gravité.
Sanctions et poursuites judiciaires
Au-delà de la révocation, le Conseil a souligné que cette mesure ne dispense pas des poursuites judiciaires.
"La révocation de ces deux agents est sans préjudice de poursuite judiciaire avec saisie des biens à concurrence de la valeur des biens détournés"
a déclaré le gouvernement. Cette double sanction vise à garantir que les auteurs de ces actes répondent de leurs actes devant la justice et que les biens mal acquis soient récupérés.
Un avertissement ferme à tous les agents
Le gouvernement a profité de cette occasion pour lancer un avertissement clair à tous ceux impliqués dans la chaîne financière de la police, y compris les SAF et responsables logistiques.
"Je rappelle à tous ceux qui sont dans la chaîne financière que de tels comportements ne seraient pas tolérés"
a insisté le porte-parole. Il a ajouté que toute personne impliquée dans des infractions similaires, notamment sur les primes destinées aux opérations, subira les mêmes sanctions sévères.
Mise en place de mesures pour prévenir les détournements
Pour limiter les risques de détournement à l'avenir, une nouvelle mesure a été décidée concernant la gestion des fonds destinés aux opérations.
"La rétribution des prises en charge destinées aux opérations se fera désormais à travers la coopérative militaire et paramilitaire d’épargne et de crédit"
a expliqué le Conseil des ministres. Cette décision vise à instaurer plus de transparence et à réduire les possibilités de malversations.
Vérifications en cours dans toutes les chaînes financières
Le gouvernement a également assuré que les contrôles se poursuivent dans toutes les chaînes financières concernées.
"Je tiens à rassurer que les vérifications se poursuivent dans toutes les chaînes financières afin de prévenir toute nouvelle malversation"
a précisé un responsable. Cette vigilance accrue est essentielle pour renforcer la confiance dans les institutions et protéger les ressources publiques.
Adoption de deux décrets importants pour la construction
En parallèle, le Conseil des ministres a adopté deux décrets majeurs relatifs au secteur de la construction et de l’urbanisme. Le premier décret porte sur la catégorisation et les modalités de délivrance des actes de construction.
"Ce décret vise à apporter de la lisibilité, simplifier et réduire les pièces exigées ainsi que les coûts et délais"
a indiqué un représentant du ministère de la Construction. Ce décret est en application de la nouvelle loi adoptée en mars 2026.
Simplification des procédures de construction
Les autorisations de construire sont désormais classées en trois types : permis de construire, permis de modifier et permis de restaurer.
"Le permis de construire comprend six catégories, adaptées aux différents types de constructions"
a détaillé le gouvernement. Cette réforme permet de clarifier les procédures et de faciliter l'accès aux autorisations, notamment pour les petites constructions pavillonnaires et les projets immobiliers.
Mise en place d’un guichet unique et plateforme numérique
Pour rendre les démarches plus efficaces, un guichet unique sera instauré au ministère en charge de la construction.
"Les dossiers de construction seront traités via une plateforme dédiée, avec un délai de traitement de 15 jours"
a annoncé le Conseil. Cette innovation vise à réduire les lourdeurs administratives et à accélérer les processus, au bénéfice des citoyens et des acteurs économiques.
Harmonisation des agréments dans l’urbanisme et les infrastructures
Le second décret adopté concerne les conditions de délivrance, renouvellement et suspension des agréments dans les domaines de l’urbanisme, de l’habitat et des infrastructures de transport.
"Ce décret vise à harmoniser les dispositifs et simplifier les procédures pour permettre aux entreprises, notamment PME, d’opérer plus facilement"
a expliqué le ministère. L’objectif est également de réduire les exigences techniques et financières qui freinaient auparavant le développement dans ce secteur.
Un délai réduit et des modalités simplifiées
Le délai de traitement des dossiers d’agréments est désormais fixé à 30 jours.
"La simplification porte aussi sur les exigences en personnel, matériel et capacités financières"
a précisé le gouvernement. Ces mesures devraient favoriser un environnement plus dynamique et compétitif dans le secteur de la construction, tout en assurant un contrôle adapté et efficace.
Vers une digitalisation complète des procédures
Enfin, toutes ces procédures seront gérées à travers des plateformes numériques dédiées. "Les actes de construction et les agréments seront traités via des plateformes, ce qui apportera transparence et efficacité"
a indiqué le Conseil. Cette digitalisation s’inscrit dans une volonté d’améliorer la gouvernance administrative et de moderniser les services publics au Burkina Faso.