560 MILLIONS DE FCFA : LE COUPABLE S'ÉCHAPPE
Des arrestations ciblées
Malgré un effectif de plus de 60 personnes, seulement 20 agents ont été interpellés. Et paradoxalement, selon les premières informations, le véritable cerveau du réseau ne ferait pas partie de ce groupe. Parmi les arrêtés, certains se défendent en expliquant leur rôle.
« Nous ne sommes pas ordonnateurs de crédit, nous exécutons des ordres venus de la hiérarchie. L’argent pris lors des vacations sert à couvrir des besoins imprévus et non budgétisés de l’administration. Il ne faut pas confondre un billeteur avec quelqu’un qui s’est auto-octroyé les fonds »
a déclaré un des agents de la Direction Centrale des Affaires Financières.
Une enquête qui dévoile l’ampleur
La situation a éclaté suite à un audit lancé après le mouvement de grève des enseignants. Les résultats, livrés en mars 2026, sont sans appel. L’audit a mis au jour un filon dans les mailles de la gestion financière, révélant une incurie préoccupante et une impressionnante impunité. L’affaire soulève des questions sur la gestion des fonds publics et la supervision des décaissements liés aux vacations.
L’impunité en question
Pour l’heure, l’enquête continue et les présumés coupables seront présentés au parquet dans les prochains jours. La presse et l’opinion publique suivent de près ce dossier, interpellés par l’ampleur du détournement et l’absence apparente du véritable initiateur. Dans les bureaux de la Direction Centrale des Affaires Financières, le scandale défraie la chronique, et chacun se demande comment un tel réseau a pu prospérer si longtemps dans l’ombre.
L’affaire illustre une fois de plus la fragilité des systèmes de contrôle dans certaines administrations et pose un sérieux défi à la lutte contre la corruption au sein du ministère de l’Education Nationale.