PLUS DE 36 TONNES
La lutte contre les sachets plastiques à usage unique a officiellement débuté vendredi dernier à Libreville. Cette opération menée dans les commerces et grandes surfaces du Grand Libreville vise à faire respecter la réglementation entrée en vigueur le 23 septembre 2025. Selon les chiffres communiqués par les autorités, près de 36 tonnes de déchets plastiques sont collectées chaque jour dans la capitale gabonaise. Une situation jugée préoccupante par le ministère de l’Environnement.
Des contrôles dans les grands marchés de Libreville
Au marché de Mont-Bouët et à celui de la Peyrie, dans le 3e arrondissement de Libreville, les officiers de police judiciaire et les autorités du ministère de l’Environnement ont effectué des descentes de terrain afin de vérifier l’application de la loi interdisant les sachets plastiques à usage unique.
Durant cette opération, plusieurs emballages plastiques prohibés ont été saisis auprès de commerçants ne respectant pas la réglementation relative à la protection de l’environnement. Les agents ont rappelé aux vendeurs l’importance de se conformer aux nouvelles mesures mises en place par les autorités publiques.
Les contrôles devraient se poursuivre dans l’ensemble du Grand Libreville avant de s’étendre progressivement aux huit autres provinces du pays.
Les autorités déterminées à faire appliquer la loi
Les responsables du ministère de l’Environnement affirment que l’objectif principal de cette campagne est de faire disparaître totalement l’utilisation quotidienne des sachets plastiques interdits.
« Au final, ce que nous recherchons, c’est la disparition totale de ce type d’emballage dans l’utilisation courante et individuelle »
a expliqué un responsable présent sur le terrain à Gabon 1ère le 15 mai 2026.
Les autorités encouragent désormais les populations à utiliser des sacs réutilisables autorisés par la loi, notamment les sacs cabas, considérés comme moins dangereux pour l’environnement.
Cette campagne de sensibilisation et de répression intervient dans un contexte où la pollution plastique continue de prendre de l’ampleur dans la capitale gabonaise.
Une menace pour l’environnement et la santé
Le ministère de l’Environnement rappelle que les sachets plastiques à usage unique représentent un véritable danger pour les écosystèmes, les canalisations urbaines et la santé publique.
«Les dangers, ils sont à deux niveaux. Premier niveau, c'est sur l'environnement. Donc ces sachets finissent pour la plupart, pour la majorité, dans la nature. On les retrouve échoués au niveau des mangroves, au niveau des zones côtières, au niveau des bassins versants. Et ils sont l'une des causes des inondations par l'effet de l'accumulation. Ces sachets s'incrustent également dans les sols, donc ils sont un frein à la fertilité des sols. Ces sachets sont également nocifs pour la santé »
a indiqué un agent du service de contrôle environnemental au journal de 20 heures de Gabon 1ère le 15 mai 2026.
Selon les explications fournies par les autorités, ces déchets sont souvent retrouvés dans les mangroves, les zones côtières et les bassins versants. Leur accumulation serait également l’une des causes des inondations observées dans plusieurs quartiers de Libreville.
Les responsables environnementaux soulignent aussi que ces sachets s’incrustent dans les sols et réduisent leur fertilité. Sur le plan sanitaire, ils peuvent aussi avoir des conséquences néfastes sur les populations.
Face à cette situation, le ministère de l’Environnement annonce la poursuite des opérations de contrôle sur toute l’étendue du territoire national afin de promouvoir des habitudes de consommation plus respectueuses de l’environnement.