70% ENVIRON DE SES CAPACITÉS BALISTIQUES
Une capacité balistique largement préservée
Selon des enquêtes distinctes du New York Times et du Washington Post, l’Iran aurait conservé environ 70 % de ses capacités de missiles et de lancement, malgré les frappes américaines et israéliennes. Les dommages sont réels, une trentaine de bases touchées, des infrastructures souterraines endommagées, mais ils ne suffisent pas, selon ces sources, à neutraliser le programme balistique iranien.
Un programme loin d’être démantelé
Les analystes cités soulignent une réalité plus complexe. Dispersion des sites, recours massif aux infrastructures enterrées, et généralisation des lanceurs mobiles. Autant de choix stratégiques qui rendent toute destruction totale extrêmement difficile. Le message est de frapper ne signifie pas neutraliser.
Reconstruire sous pression
Pour Nicholas Carl, chercheur au Critical Threats Project, Téhéran chercherait déjà à reconstituer ses stocks. « Les Iraniens vont reconstruire une partie de leur force », explique-t-il, tout en reconnaissant que les frappes ont touché des éléments clés. Avant le conflit, l’objectif affiché était ambitieux. Passer de 2 000 à 10 000 missiles d’ici 2028. Un projet désormais ralenti, mais pas abandonné.
Une équation stratégique ouverte
Au final, la question demeure entière. La guerre des frappes peut-elle vraiment venir à bout d’un programme conçu pour survivre à la guerre elle-même ?