CAMEROUN : UN CORPS TRANSPORTÉ À MOTO FAUTE DE ROUTE
Une image bouleversante circule depuis plusieurs jours au Cameroun , un corps humain, enveloppé dans un linceul blanc, attaché à l’arrière d’un moto-taxi pour être conduit vers son lieu de sépulture. Derrière cette scène choquante se cache une réalité quotidienne vécue dans plusieurs zones rurales enclavées du pays.
Dans certaines localités, les routes sont inexistantes ou totalement impraticables. Les véhicules ne peuvent pas accéder aux villages, surtout pendant la saison des pluies. Face à cette situation, les habitants n’ont souvent qu’une seule option , utiliser des motos pour transporter malades, femmes enceintes, marchandises… et même des dépouilles mortelles.
L’enclavement, un frein au développement
L’absence d’infrastructures routières dans plusieurs régions rurales du Cameroun reste un problème majeur. Sans routes praticables, les populations vivent isolées, loin des centres de santé, des marchés et des services administratifs.
Lorsqu’un décès survient, les familles doivent improviser avec les moyens disponibles. Le moto-taxi devient alors le seul moyen de transport possible, malgré les risques et les conditions difficiles.
Cette situation reflète des années de sous-investissement dans les infrastructures rurales. Plusieurs communautés dénoncent un abandon prolongé qui impacte leur quotidien et limite tout développement économique durable.
Le moto-taxi, seul lien avec l’extérieur
Dans les zones enclavées, les conducteurs de moto-taxi jouent un rôle essentiel. Ils assurent le transport des habitants sur des pistes souvent boueuses et dangereuses.
Au-delà du simple déplacement, ces motos permettent l’acheminement des médicaments, des produits alimentaires et des urgences médicales. Mais voir un défunt transporté ainsi révèle l’ampleur des difficultés auxquelles ces populations sont confrontées.
Une réalité qui interpelle
Cette scène relance le débat sur l’urgence d’améliorer les infrastructures routières au Cameroun. Pour de nombreuses familles rurales, disposer d’une route praticable ne représente pas seulement un confort, mais une question de dignité humaine et de survie.