BURKINA FASO, DISSOLUTION DE 118 ASSOCIATIONS PAR LE GOUVERNEMENT
Le gouvernement du Burkina Faso a pris une mesure marquante dans sa politique de réformes. La dissolution de 118 associations opérant sur son territoire. Cette action s'inscrit dans la continuité des réformes lancées en janvier dernier pour assainir l'espace associatif national. Les autorités justifient cette décision par le constat du non-respect des normes légales en vigueur par ces organisations.
Une décision conforme à la loi
Selon le ministre de l'Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, cette dissolution repose sur la loi n°011-2025/ALT du 17 juillet 2025 relative à la liberté d’association. Ces structures sont désormais « réputées dissoutes ». Toute tentative de poursuivre leurs activités sera considérée comme une violation flagrante de la législation et entraînera des sanctions administratives et pénales.
Un impact sur des secteurs clés
Les 118 associations concernées intervenaient dans divers domaines essentiels à la société burkinabè. Parmi eux figurent la protection des droits humains, la défense des droits des enfants et des femmes, la lutte contre le VIH/Sida, ainsi que la promotion de la citoyenneté et des droits civils et politiques. D'autres structures s'étaient également investies dans des secteurs liés à l'environnement et au développement socio-économique.
Renforcer le contrôle de la société civile
Cette dissolution marque un tournant dans la régulation des acteurs non étatiques en période de transition. En mettant fin aux activités de ces organisations, le gouvernement burkinabè réaffirme sa volonté de renforcer le contrôle sur la société civile et d’assurer une stricte conformité avec les orientations nationales.