LE GABON EST PLUS RICHE QU’ON NE LE DIT”, LE MODÈLE EUROPÉEN ACCUSÉ DE MASQUER DES MILLIARDS
Le Gabon est-il économiquement sous-estimé ? La question revient avec insistance alors que plusieurs analyses, notamment relayées par la Banque africaine de développement (BAD), pointent les limites des modèles actuels d’évaluation du PIB gabonais.
En cause, un système largement inspiré des institutions financières européennes, qui valorise principalement les revenus issus du pétrole, tout en négligeant le poids stratégique du capital naturel. Pourtant, le Gabon est l’un des pays les plus riches en biodiversité, avec plus de 80 % de son territoire couvert de forêts, jouant un rôle clé dans la capture du carbone et la lutte contre le changement climatique.
Ce mode de calcul classique, centré sur les flux économiques immédiats, ne prend pas en compte les services écosystémiques pourtant essentiels à long terme. Résultat, une image tronquée de l’économie gabonaise, jugée dépendante des hydrocarbures alors qu’elle repose aussi sur une richesse environnementale majeure.
Pour les experts, intégrer pleinement le capital naturel dans les indicateurs économiques devient une priorité stratégique. Une telle réforme pourrait non seulement revaloriser le PIB du Gabon, mais aussi attirer davantage d’investissements verts et repositionner le pays comme acteur clé de l’économie durable en Afrique.