DROITS D’AUTEUR AU GABON : FACTURES ÉLEVÉES, REVENUS INSUFFISANTS
Le système des droits d’auteur au Gabon est de plus en plus contesté. Les commerçants font face à des factures exponentielles pour leurs redevances annuelles, certaines dépassant 1 200 000 francs CFA. Cette hausse soudaine et sans explication provoque frustration et incompréhension, surtout pour ceux qui ont déjà payé pour l’année à venir.
De l’autre côté, les artistes ne voient pas une part équitable de l’argent collecté. En 2025, environ 600 artistes se partagent une somme moyenne de 167 500 francs CFA, bien inférieure aux montants récoltés dans les établissements. Les redistributions restent uniformes, sans tenir compte de l’usage réel des œuvres.
Les artistes doivent aussi payer une adhésion pour accéder à leurs droits, un coût supplémentaire qui gonfle les caisses du Bugada, mais suscite des interrogations sur la transparence du système.
Le droit d’auteur, censé protéger les créateurs, semble aujourd’hui être un système contradictoire, avec des prélèvements lourds pour les commerçants et des bénéfices insuffisants pour les artistes. Le Bugada, faute de transparence, perd en crédibilité. Un besoin urgent de réformes se fait ressentir.
Pour une analyse approfondie de cette problématique, ne manquez pas l’émission “120 Minutes Infos” ce soir à 20h00 sur TV Plus Afrique, avec le thème : “Droits d’auteurs : Vers une taxation arbitraire ?” L’angle de l’émission abordera les défis liés à l’absence de grille tarifaire publique et stable, et s’interrogera sur la capacité des opérateurs à anticiper et contester ces mesures.