GABON — VALORISATION DU PATRIMOINE SCIENTIFIQUE ET CULTUREL : L’ARCHÉOLOGIE COMME LEVIER D’AVENIR
Un patrimoine encore sous-exploité
Le Gabon, dont près de 88 % du territoire est couvert de forêts, recèle également un patrimoine archéologique riche : vestiges d’occupations humaines anciennes, sites mégalithiques, traces de réseaux commerciaux précoloniaux. Pourtant, la valorisation de ces découvertes demeure marginale dans les politiques publiques culturelles.
Dans l’Ogooué-Maritime, région davantage associée à l’exploitation pétrolière (notamment autour de Port-Gentil), les initiatives de vulgarisation scientifique restent rares. La mission archéologique mise en avant par le film projeté rappelle que le territoire ne se résume pas à ses ressources extractives.
L’entreprise privée en acteur culturel
L’engagement d’une entreprise logistique comme AGL Gabon pose la question du rôle du secteur privé dans la promotion culturelle. Au-delà de la responsabilité sociétale d’entreprise (RSE), ces actions peuvent contribuer à structurer un embryon de tourisme scientifique.
À l’échelle africaine, le tourisme culturel représente environ 40 % des flux touristiques selon l’Organisation mondiale du tourisme. Au Gabon, où la fréquentation touristique reste inférieure à 300 000 visiteurs annuels (avant la pandémie de 2020), la diversification des offres — écotourisme, archéologie, patrimoine — pourrait constituer un relais de croissance.
Vers une stratégie durable ?
La question centrale demeure : ces actions ponctuelles déboucheront-elles sur une stratégie pérenne associant chercheurs, collectivités locales et opérateurs économiques ? La transmission aux jeunes générations, cœur de l’initiative, pourrait être le premier jalon d’une politique plus ambitieuse de valorisation scientifique.