MANGANÈSE AU GABON : INTERDICTION D’EXPORTER LE BRUT EN 2029, CAP SUR LA TRANSFORMATION LOCALE
Le Gabon veut changer de modèle : ne plus exporter du manganèse brut, mais transformer la production sur place. Le ministre de l’Industrie et de la Transformation locale, Lubin Ntoutoume, l’a annoncé récemment dans l’émission Le Gouvernement s’exprime sur Gabon 24, information relayée par l’Agence Gabonaise de Presse : l’exportation de manganèse brut sera interdite à partir de janvier 2029.
« Il faut tout transformer sur place », a martelé le ministre, présentant cette orientation comme un axe central du programme économique du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema. L’objectif est de capter davantage de valeur ajoutée, tout en réduisant la dépendance aux exportations de matières premières non transformées.
Pour y parvenir, Libreville mise sur l’ouverture du secteur à de nouveaux opérateurs. Si Comilog reste l’acteur historique, des discussions sont engagées avec d’autres investisseurs, dont Gabon Mining, AML et un partenaire coréen pour le volet énergétique. « Le secteur est désormais ouvert », a indiqué M. Ntoutoume, en évoquant une montée en puissance progressive des capacités industrielles.
Reste un défi majeur : l’énergie. Le gouvernement supervise la construction de centrales hydroélectriques dans plusieurs pôles stratégiques, notamment Belinga, Boué et Mayumba, afin d’alimenter les futures unités de transformation. « Il n’y aura pas d’industrie sans énergie », a insisté le ministre.
Selon le ministère, les travaux techniques, partenariats et investissements sont en cours pour rendre cette bascule pleinement opérationnelle d’ici 2029, étape clé de la transformation de la filière manganèse au Gabon.