LA CONFUSION ENTRE GIBIER ET ÊTRES HUMAINS
La chasse, pratiquée de jour comme de nuit dans plusieurs localités du pays, continue de semer la mort. Ces dernières années, des accidents répétés ont endeuillé de nombreuses familles, révélant un problème récurrent : la confusion entre gibier et êtres humains. Des incidents similaires ont été signalés à Moanda, Ndjolé et Lastoursville, parfois causés par une identification erronée d’animaux tels que les singes ou même un chat-huant.
Des tragédies liées à la confusion visuelle
Dans l’un des drames récents, un chasseur a ouvert le feu dans l’obscurité, croyant apercevoir un animal en mouvement. Il ne s’agissait pas d’un gibier, mais d’un ami présent sur le site. La victime a été touchée mortellement. Sous le choc, le tireur a expliqué qu’il avait confondu son ami avec un singe, une espèce fréquemment chassée dans la région. Ce type d’accident n’est pas isolé : plusieurs incidents similaires ont été rapportés où la faible visibilité et le manque de dispositifs d’identification ont conduit à des conséquences fatales.
Une pratique souvent critiquée
Ces accidents relancent le débat sur les conditions dans lesquelles s’exerce la chasse. Les spécialistes et les autorités locales pointent du doigt l’absence de mesures strictes de sécurité et de dispositifs permettant d’identifier clairement les cibles. La chasse nocturne, en particulier, présente un risque élevé en raison de la mauvaise visibilité, rendant la distinction entre gibier et humain très difficile.
Témoignages de victimes indirectes
Dans un autre incident, plusieurs hommes participaient à une sortie de chasse lorsqu’un bruit ou un mouvement a attiré l’attention du tireur. Pensant avoir repéré un animal, il a tiré sans vérifier la présence éventuelle d’autres personnes. La victime, grièvement touchée, n’a pas survécu. Pour le chasseur, le geste fatal laisse un poids psychologique considérable et met en lumière la vulnérabilité des participants lors de ce type d’activité.
Les dangers de la chasse nocturne
La chasse de nuit comporte des risques spécifiques. La visibilité réduite complique l’identification des animaux et augmente la probabilité d’erreurs tragiques. De plus, la manipulation d’armes à feu dans de telles conditions requiert une vigilance extrême, souvent insuffisante dans les sorties non encadrées. Les associations de chasseurs et les autorités locales appellent de plus en plus à des mesures de sécurité renforcées, notamment l’usage de gilets fluorescents, de lampes frontales et de codes stricts pour signaler la présence d’humains.
Une pratique qui nécessite des précautions renforcées
Les incidents récents soulignent la nécessité d’un encadrement plus strict de la chasse, qu’elle soit diurne ou nocturne. La combinaison de l’expérience des chasseurs, de la formation sur la sécurité et de l’usage d’outils modernes d’identification pourrait réduire de manière significative le nombre de drames.