UN TRAFIQUANT D'IVOIRE MIS AUX ARRÊTS
Épinglé par une équipe mixte constituée des agents de la Gendarmerie de la Brigade Centre de Kango, de ceux de l’administration des Eaux et Forêts appuyée par l’ONG Conservation Justice précisément au moment où il s’apprêtait à conclure la vente de deux défenses d’ivoire. Après avoir fouillé le sac qu’il contenait, les agents vont découvrir deux pointes d’ivoires découpées en quatre (4) morceaux et pesant chacune 16 kg. Le présumé trafiquant serait le propriétaire de ces défenses d’ivoire qu’il dit avoir ramassées en forêt dans la zone d’Ekouk-Village, à 20 km de la ville de Kango.
Les dispositions de l’article 390 du code pénal nouveau
Si dans les faits cela est acceptable, ce dernier est soumis à l’application des dispositions de l’article 390 du code pénal nouveau puisqu’il sera poursuivi pour détention et tentative de commercialisation de défenses d’ivoire. Selon les dispositions du même article, il risque jusqu’à 10 ans d’emprisonnement. Cette nouvelle arrestation démontre que le réseau du trafic d’ivoire est toujours à pied d’œuvre pour tenter d’alimenter le marché noir qui contribue à la criminalité environnementale et porte atteinte à la sécurité des États. En effet, le trafic de faune est lucratif, augmente la corruption, est liée à d’autres formes de trafic et finance des groupes mafieux, voire terroristes et extrémistes dans de nombreux pays.L'ong Conservation Justice collabore activement depuis 2010 avec le Ministère en charge des Eaux et Forêts ainsi qu’avec les Forces de l’Ordre dans la lutte contre le trafic de faune en identifiant les potentiels trafiquants afin qu’ils soient arrêtés, jugés et condamnés par les autorités conformément aux dispositions légales.
Ce travail a conduit à l’arrestation de plus de 500 trafiquants d’ivoire avec des peines de prison allant jusqu’à 5 ans.