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UN DÉBUT DE SORTIE DE CRISE

UN DÉBUT DE SORTIE DE CRISE
Des preuves promises à la base

L’éducation nationale gabonaise traverse en effet l’une des périodes les plus critiques de son histoire récente. Toutefois, un début de sortie de crise s’est dessiné le 27 janvier 2026, avec la signature d’un protocole d’accord entre le gouvernement et les neuf représentants provinciaux du mouvement SOS Éducation la Base, ouvrant ainsi la voie à un apaisement progressif du climat social dans le secteur. Dans une déclaration adressée aux enseignants et à l’opinion publique, l’un des représentants des neuf provinces a fait le point sur les négociations menées avec les autorités, mettant en avant des avancées significatives susceptibles de conduire à une sortie progressive de la grève.


Que l’enseignant retrouve sa dignité.


Au cœur de la mobilisation, la question de la dignité de l’enseignant reste centrale.
« Que l’enseignant puisse retrouver sa dignité, que l’enseignant puisse se sentir important », a déclaré le porte-parole, rappelant que les représentants provinciaux ont été reconnus comme des interlocuteurs responsables.


Il a tenu à souligner que cette reconnaissance est le fruit du soutien de la base :
« Nous avons été considérés comme des gens responsables parce que vous, la base, vous nous avez donné la force et la voix. »


Une place désormais acquise dans le comité tripartite.


Les responsables de SOS Éducation se félicitent de leur intégration au comité tripartite, une avancée jugée déterminante dans le suivi des engagements pris par les autorités.
« Nous sommes désormais d’emblée faisant partie du comité tripartite, nous allons suivre avec acuité les travaux qui se font », ont-ils affirmé.


Grâce à une représentativité nationale, le mouvement entend assurer un contrôle permanent :
« Nous avons des représentativités partout (…) et plus rien ne sera comme avant parce que nous avons désormais une voie ouverte pour que nos situations soient réglées. »


90 % et plus de la résolution des problèmes.


Sur le fond des revendications, SOS Éducation estime que l’essentiel a été obtenu.
« Si nous pouvons faire le constat en pourcentage, on peut dire que nous sommes à 90 % et plus de la résolution de nos problèmes », a indiqué le représentant.
Ce constat ouvre la voie à une réflexion sur l’avenir du mouvement :
« Il est peut-être temps de revisiter notre mouvement de grève et d’envisager cette sortie de crise pour que nous puissions retrouver le travail que nous aimons tous, l’enseignement. »


Des preuves promises à la base lors des assemblées générales.


Afin de rassurer les enseignants, les leaders du mouvement promettent de présenter des éléments concrets.
« Nous avons des documents, nous avons des choses à vous montrer lorsque nous aurons l’occasion de nous retrouver dans nos différents AG », ont-ils assuré.


Ces rencontres provinciales devront permettre à la base de s’approprier les avancées et d’exprimer, le cas échéant, de nouvelles préoccupations.


Tout en reconnaissant que certaines revendications demeurent en suspens, SOS Éducation revendique des acquis notables.
« Beaucoup de choses n’ont peut-être pas été faites (…) mais pour l’heure, nous avons obtenu des victoires », a souligné le porte-parole.


Une invitation est ainsi lancée à célébrer ces résultats tout en poursuivant le combat :
« Nous allons d’abord les célébrer et continuer à travailler pour qu’elles soient plus grandes à l’avenir. »


Des excuses aux parents et un appel à l’apaisement.


Dans un ton conciliant, le mouvement a présenté ses excuses aux familles affectées par la grève.
« Je demande pardon aux parents d’élèves à qui nous avons posé des désagréments en laissant les enfants à la maison », a déclaré le représentant.


Il a également répondu aux critiques :
« Nous disons pardon à ceux qui pensaient que nous étions des extrémistes ou des radicalistes, peut-être parce qu’ils ne comprenaient pas la valeur de nos revendications. »


Vers un retour à l’école sous le contrôle de la base.


Se disant globalement satisfaits des discussions menées, les responsables estiment que les obstacles à la reprise des cours sont en passe d’être levés.
« Aujourd’hui, les raisons qui nous donnaient envie de rester à la maison peuvent être levées dans la mesure où le travail a été sérieusement fait », ont-ils affirmé.


Tout en rappelant que la base demeure souveraine, le mouvement conclut sur une note d’unité et d’espoir :
« Force sera donnée à la base (…) vive SOS Éducation à la base, vive le Gabon. »


 

Par NZENGUE BOULENDE

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