ABSENCE TOTALE DES ÉLÈVES
À la suite du mot d’ordre lancé par l’assemblée générale de SOS Éducation, appelant à une « Journée école morte », le constat sur le terrain est sans équivoque. L’équipe de reportage de TV+ Afrique s’est rendue, ce lundi 19 janvier 2026, au CES et au lycée d’Application Nelson Mandela de Libreville. Les deux établissements scolaires visités sont restés totalement déserts.
Cette mobilisation, massivement suivie par les enseignants précaires, a eu pour conséquence directe l’absence totale des élèves, contredisant ainsi le communiqué du ministère de l’Éducation nationale annonçant une reprise effective des cours à la même date.
À l’entrée du lycée : un dispositif sécuritaire, aucun élève.
À notre arrivée aux environs de 11 heures au lycée d’Application Nelson Mandela, la présence de quelques agents des forces de police est immédiatement perceptible. Ces derniers étaient chargés d’assurer la sécurité des lieux.
En revanche, aucun apprenant n’était visible au portail, ni sur l’allée principale menant aux salles de classe.
À une trentaine de mètres de l’entrée principale, cinq personnes assises nous ont orientés vers l’administration, indiquant ne pas être en mesure de répondre à nos questions.
Administration réservée et attente d’autorisation
Reçus quelques instants plus tard par des membres du personnel administratif, le proviseur a fait savoir qu’il lui était impossible de s’exprimer sans une autorisation préalable du Directeur d’Académie Provinciale (DAP) de l’Estuaire.
Malgré l’annonce du ministère faisant état d’une reprise des cours, la réalité observée est tout autre. Selon nos constatations, seuls quelques élèves inscrits en classes préparatoires étaient présents au lycée d’Application Nelson Mandela. Toutefois, l’ensemble des salles de classe ordinaires est resté vide.
Cette situation, visiblement redoutée par la tutelle, confirme les difficultés à imposer une reprise effective des enseignements dans un contexte de contestation persistante. Malgré la communication officielle, les apparences n’ont pu être sauvées.
Des établissements désertés.
L’atmosphère observée lors de notre passage témoignait clairement de l’effectivité de la non-reprise des cours. Des établissements habituellement animés, à l’image du lycée d’Application Nelson Mandela, apparaissaient totalement désertés.
Les bâtiments, aux salles de classe fermées et aux fenêtres grillagées, étaient vides de toute activité pédagogique.
L’absence d’élèves constitue ainsi la preuve la plus manifeste du succès du mot d’ordre de l’« école morte », lancé par SOS Éducation.