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DOIVENT-ILS ENVOYER LEURS ENFANTS ?

DOIVENT-ILS ENVOYER LEURS ENFANTS ?
Grève des enseignants au Gabon : faut-il envoyer les enfants à l’école ? Parents cherchent sécurité, encadrement et apprentissage malgré fermetures. Solutions : accompagnement, cours à domicile, tutorat.

Depuis plusieurs semaines, le Gabon connaît une paralysie du système éducatif public. Les enseignants des écoles primaires, collèges et lycées ont déclenché une grève pour revendiquer de meilleures conditions de travail et la régularisation de certaines situations administratives et surtout  salariales. Face à cette situation, de nombreux parents s’interrogent : doivent-ils continuer à envoyer leurs enfants à l’école ? Faut-il les accompagner pour assurer leur sécurité et leur apprentissage ?


Une grève qui perturbe le quotidien des familles


La grève des enseignants a provoqué un bouleversement notable dans la vie des familles gabonaises. A Libreville, les établissements publics restent fermés, tandis que dans d’autres, la présence des élèves est aléatoire. Cette incertitude met les parents dans une position délicate : envoyer leurs enfants à l’école pourrait s’avérer inutile si les cours ne sont pas assurés, mais les garder à la maison soulève la question de la garde et de l’encadrement.
Pour beaucoup de familles, surtout dans les zones urbaines comme Libreville, l’école n’est pas seulement un lieu d’apprentissage : elle permet aussi aux parents de poursuivre leurs activités professionnelles en toute tranquillité. La suspension des cours met donc en relief le rôle central de l’école dans le quotidien des Gabonais.


Faut-il accompagner les enfants à l’école ?


Face à cette situation, certains parents choisissent d’accompagner leurs enfants dans les établissements publics, même si les enseignants sont en grève. Cette présence parentale peut avoir plusieurs avantages. D’une part, elle assure la sécurité des enfants sur le chemin et dans l’enceinte de l’école. D’autre part, elle permet de maintenir un minimum d’encadrement et de discipline, notamment pour les plus jeunes, qui peuvent se sentir perdus ou désorientés face à l’absence de leurs enseignants.
Cependant, cette option n’est pas toujours facile à mettre en œuvre. Les parents qui travaillent ou qui ont plusieurs enfants peuvent se retrouver dans l’impossibilité d’accompagner leurs enfants chaque jour. Dans ce contexte, que faire? 
L’éducation reste une priorité


Malgré la grève, les spécialistes de l’éducation rappellent que l’école reste un droit fondamental et un pilier essentiel pour l’avenir des enfants. Ne pas envoyer un enfant à l’école, même temporairement, peut avoir des conséquences sur son apprentissage et sa socialisation. Les parents sont donc encouragés à chercher des alternatives pour maintenir un rythme éducatif, comme le tutorat, les cours à distance ou les activités pédagogiques à la maison.
Par ailleurs, le dialogue entre les syndicats d’enseignants et le gouvernement est très important pour trouver une solution rapide. La reprise normale des cours doit être la priorité afin de garantir que chaque enfant puisse bénéficier d’une éducation de qualité.


Une situation qui appelle à la responsabilité collective


La grève des enseignants publics au Gabon met en exergue les défis structurels du système éducatif national. Les parents, bien qu’inquiets et parfois dépassés, jouent un rôle central dans le soutien aux enfants. Les accompagner à l’école, lorsque cela est possible, ou assurer un encadrement à domicile, peut permettre de limiter l’impact de la grève sur leur scolarité.
La question n’est pas seulement de savoir si les enfants doivent être envoyés à l’école publique, mais comment les familles et la société peuvent collaborer pour protéger le droit à l’éducation en période de crise. Chaque parent, en fonction de ses moyens et de sa situation, doit trouver un équilibre entre sécurité, apprentissage et bien-être de son enfant.

Par Pamphil

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