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UN TOIT POUR DES MILLIERS

UN TOIT POUR DES MILLIERS
Au Gabon, 1275 logements en construction à Agondjé apportent espoir aux familles face à la crise du logement. Le ministre Ludovic Megne Ndong assure un suivi rigoureux des projets.

Dans un pays où le logement demeure l’un des défis sociaux les plus pressants, les chantiers actuellement en cours dans le Grand Libreville ravivent l’espoir de milliers de familles gabonaises. Le ministre de l’Habitat, Ludovic Megne Ndong, a effectué ce mardi une vaste tournée d’inspection des projets de logements en cours d’exécution, illustrant la volonté affichée des autorités de répondre concrètement à la crise du logement.


Une crise du logement qui touche des milliers de familles


Au Gabon, le déficit en logements reste important. Selon les estimations généralement admises par les acteurs du secteur, près de 200 000 Gabonais n’ont pas accès à un logement décent, notamment dans le Grand Libreville, où la pression démographique est la plus forte. La capitale et ses environs concentrent une population en croissance rapide, confrontée à la flambée des loyers, à l’habitat précaire et à la rareté des logements accessibles.
Pour résorber progressivement ce déficit, les spécialistes estiment qu’il faudrait construire entre 15 000 et 20 000 logements par an pendant au moins une décennie. Un objectif ambitieux, mais indispensable si l’État veut garantir à chaque Gabonais le droit fondamental à un toit.


Agondjé : 1275 appartements pour redonner espoir


C’est à Agondjé que le ministre de l’Habitat a entamé sa tournée d’inspection. Sur le site de Doa, un vaste programme immobilier est en cours. Il prévoit la construction de 36 immeubles de type R+6, pour un total de 1275 appartements de trois et quatre chambres, accompagnés de deux locaux commerciaux par bâtiment.
Deux immeubles sont déjà sortis de terre, matérialisant une promesse longtemps attendue par les populations. À terme, ce projet devrait bénéficier à plusieurs milliers de personnes, en facilitant l’accès à la propriété et en offrant des conditions de vie modernes, sécurisées et dignes.
D’après des estimations du secteur du bâtiment, chaque immeuble de ce type coûterait entre 2,5 et 3 milliards de francs CFA, en fonction des matériaux, des équipements et des aménagements annexes. Un investissement lourd, mais justifié par l’impact social attendu.


PK27 et Mindoubé : des chantiers qui avancent


La visite ministérielle s’est poursuivie au PK27. Sur place, Ludovic Megne Ndong a pu constater l’état d’avancement des maisons témoins, achevées à près de 95 %, ainsi que la réalisation de 54 fondations, signe que le projet est entré dans une phase active.
Dernière étape du périple : Mindoubé, sur l’ancien site du Grand Garage. Là aussi, des bâtiments sont visibles et les travaux progressent à un rythme jugé satisfaisant. Pour les riverains, ces constructions incarnent l’espoir de quitter l’habitat informel ou la location coûteuse pour accéder à un logement stable.


Le logement, un pilier social assumé par l’État


Partout où il est passé, le ministre a tenu à constater de visu l’évolution des travaux. Il a surtout rappelé la portée sociale de ces projets.
« Les bâtiments sont en train de sortir de terre. Et je crois que la majorité des Gabonais seront satisfaits puisque, selon la volonté du chef de l’État, nous devons donner la fierté aux Gabonais d’ici 2027 pour que les Gabonais puissent rentrer en possession de leur logement. C’est un pan social que le président de la République a partagé avec les Gabonais, et le ministère de l’Habitat répond positivement à cette mission », a déclaré Ludovic Megne Ndong.
Au-delà des chiffres, le discours met en avant une notion forte : la fierté nationale. Posséder un logement n’est pas seulement une question de murs et de béton, mais un facteur de stabilité familiale, de dignité et d’intégration sociale.


Des délais à respecter, une attente immense


Ces projets s’inscrivent dans le pilier 3 du Plan national de développement, porté par le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, consacré à l’accès au logement. Le ministre a été clair avec les entreprises en charge des travaux : aucun retard ne sera toléré. Les chantiers doivent être livrés dans les délais impartis, car ils répondent à une demande sociale urgente.
Pour les populations du Grand Libreville, chaque immeuble achevé représente une avancée concrète face à des années de pénurie. Si les 1275 logements annoncés ne suffisent pas encore à combler le déficit national, ils constituent néanmoins un signal : celui d’un État qui entend replacer le logement au cœur de sa politique sociale.
À l’horizon 2027, les attentes sont immenses. Et pour des milliers de Gabonais sans toit, ces chantiers pourraient bien marquer le début d’une nouvelle vie.

Par Pamphil

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