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À L’ORÉE DE 2026

À L’ORÉE DE 2026
Conseil des ministres au Gabon Oligui Nguema évalue l’action publique, prépare la loi de finances 2026 et accélère réformes énergie, emploi, logement, gouvernance pour un développement durable, inclusif, national, ambitieux.

Le Conseil des ministres tenu ce jeudi au Palais présidentiel s’inscrit comme une étape stratégique dans la conduite de l’action publique au Gabon. Présidée par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, cette réunion gouvernementale intervient à un moment charnière, à la croisée de l’évaluation des politiques engagées et de la projection vers l’année 2026, horizon majeur du projet de société présidentiel. Autour de la table, l’ensemble des membres du gouvernement ont été appelés à mesurer le chemin parcouru, mais surtout à ajuster les leviers d’action pour répondre aux attentes sociales, économiques et institutionnelles du pays dans un contexte de transformation profonde.


Cette rencontre de haut niveau s’est voulue un exercice rigoureux d’analyse, d’anticipation et de responsabilisation collective. À travers les échanges, le président de la République a rappelé la nécessité d’une gouvernance efficace, fondée sur la performance, la transparence budgétaire et la cohésion gouvernementale. À l’approche de l’année 2026, qui marquera la mise en œuvre de la première loi de finances de la Ve République, l’exécutif se devait de poser des bases solides pour garantir la réussite des réformes structurelles engagées depuis 2024.


Évaluer l’action publique pour mieux préparer l’avenir


Les travaux de ce Conseil des ministres se sont articulés autour d’un objectif central : l’évaluation de la performance de l’action publique. Sous la supervision directe du chef de l’État, chaque département ministériel a été invité à présenter un état des lieux précis des politiques menées, des ressources mobilisées et des résultats obtenus. Cet exercice, qualifié de déterminant par la présidence, vise à offrir au président une lecture claire et factuelle de l’efficacité budgétaire et administrative de son gouvernement.


Au-delà du bilan, cette évaluation s’inscrit dans une logique prospective. Elle permet d’identifier les écarts entre les objectifs fixés et les réalisations concrètes, de repérer les blocages persistants et de proposer des correctifs immédiats. Dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires et des attentes sociales élevées, le président Oligingema a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse des finances publiques, condition essentielle pour restaurer durablement la confiance des citoyens envers les institutions.


La loi de finances 2026, pilier de la Ve République


L’un des temps forts de ce Conseil a été consacré à la préparation de la loi de finances 2026, première du genre sous la Ve République. Cette séquence budgétaire a permis de présenter les principaux agrégats macroéconomiques, les priorités sectorielles ainsi que les mécanismes d’exécution et de suivi des dépenses publiques. Selon les premières projections, le budget 2026 devrait s’inscrire dans une dynamique de rationalisation, tout en renforçant les investissements à fort impact social et économique.


Le chef de l’État a rappelé que cette loi de finances ne saurait être un simple document comptable. Elle constitue un instrument politique majeur, traduisant concrètement les engagements du projet présidentiel. À ce titre, elle devra renforcer l’efficacité administrative, améliorer la coordination intergouvernementale et garantir une meilleure traçabilité des ressources publiques. L’objectif affiché est de  faire de 2026 une année de consolidation des réformes, au service d’un développement inclusif et durable.


Pilier 1 : répondre à l’urgence énergétique et hydrique


Le premier pilier du projet de société présidentiel, consacré à l’électricité et à l’eau potable, a occupé une place centrale dans les discussions. Face à une demande énergétique en constante augmentation, le gouvernement a engagé plusieurs mesures d’urgence visant à stabiliser l’approvisionnement sur l’ensemble du territoire. Des investissements ciblés ont été réalisés pour moderniser les infrastructures existantes et réduire les coupures récurrentes, notamment dans les grandes agglomérations.


La réforme de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) demeure un chantier prioritaire. Initiée en 2024, elle vise à améliorer la gouvernance de l’entreprise, renforcer sa capacité financière et garantir un service public de qualité. Parallèlement, des projets d’extension des réseaux d’eau potable ont été lancés dans les zones rurales, avec pour ambition d’atteindre un taux d’accès supérieur à 90 % d’ici 2026. Ces efforts traduisent la volonté présidentielle de répondre à des besoins essentiels, directement liés au bien-être des populations.


Pilier 2 : entrepreneuriat et employabilité des jeunes


La question de l’emploi des jeunes a fait l’objet d’une attention particulière lors de ce Conseil des ministres. Le deuxième pilier du projet présidentiel repose sur le développement de l’entrepreneuriat et le renforcement de l’employabilité, considérés comme des leviers majeurs de lutte contre le chômage. Plusieurs initiatives structurantes ont été lancées depuis 2024, notamment des programmes de formation, des mécanismes de financement et des dispositifs d’accompagnement des porteurs de projets.


Les ambitions affichées à l’horizon 2032 sont particulièrement élevées : la création de 10 incubateurs à l’échelle nationale, la formation de 5 000 entrepreneurs, le label de 500 entreprises et une réduction significative du taux de chômage des jeunes. Pour le Président Oligui Nguema, ces objectifs ne pourront être atteints qu’à travers une mobilisation coordonnée de l’État, du secteur privé et des partenaires techniques. L’enjeu est de bâtir un écosystème entrepreneurial dynamique, capable de générer une croissance endogène et des emplois durables.


Pilier 3 : logement, infrastructures et numérique


Le troisième pilier du projet de société, centré sur le logement, les travaux publics et l’économie numérique, témoigne de l’ambition du gouvernement de moderniser le cadre de vie et les infrastructures nationales. Plusieurs projets structurants sont actuellement en cours, notamment dans le domaine du logement social, afin de résorber un déficit estimé à plusieurs dizaines de milliers d’unités.


Les projections à l’horizon 2026 font état de la construction de 50 000 logements, de la réalisation de 300 kilomètres de routes supplémentaires et de l’atteinte d’un taux de 90 % de couverture internet. À cela s’ajoute l’objectif de la numérisation intégrale des services publics, destinée à améliorer l’efficacité administrative et à rapprocher l’État des citoyens. Cette transition numérique est perçue comme un vecteur de transparence, de compétitivité et d’inclusion sociale.


Pilier 5 : diversification économique et gouvernance


Le cinquième pilier, dédié à la diversification économique, à l’environnement et à la gouvernance, a également fait ressortir des résultats jugés tangibles. Le gouvernement a engagé des actions visant à réduire la dépendance du pays aux revenus pétroliers, en développant des secteurs tels que l’agriculture, le bois transformé, le tourisme et les industries vertes. Ces efforts s’inscrivent dans une stratégie de croissance durable, respectueuse des équilibres environnementaux.


Sur le plan de la gouvernance, des réformes institutionnelles ont été amorcées pour renforcer la transparence, lutter contre la corruption et améliorer la gestion des affaires publiques. Le Président a souligné que la crédibilité de l’action gouvernementale repose sur la capacité de l’État à rendre compte et à instaurer une culture de résultats. Ces avancées, bien que perfectibles, traduisent une volonté politique affirmée de refonder le contrat de confiance entre l’État et les citoyens.


L’unité gouvernementale comme condition de réussite


Au-delà des aspects techniques et sectoriels, le Chef de l’État a tenu à rappeler l’importance de l’unité et de la cohésion gouvernementales. Selon lui, la réussite des projets publics dépend avant tout de la capacité des membres du gouvernement à travailler en synergie et à partager une vision commune. Les divergences internes, lorsqu’elles ne sont pas surmontées, constituent un frein majeur à l’efficacité de l’action publique.


Cette approche collective vise à mieux répondre aux besoins des citoyens et à renforcer la confiance entre les institutions et la population. Le Président Oligui Nguema a appelé chaque ministre à faire preuve de responsabilité, de loyauté et de rigueur dans l’exécution des décisions prises en Conseil. Dans un contexte de transformation institutionnelle, l’exemplarité de l’exécutif apparaît comme un facteur clé de stabilité et de crédibilité.


Un cadre privilégié pour affronter les défis à venir


Cette réunion ministérielle de haut niveau confirme le rôle central du Conseil des ministres comme cadre privilégié de concertation et de décision. Elle a permis de mesurer objectivement le chemin parcouru depuis le lancement du projet présidentiel et de mieux appréhender les défis à venir. Les prochaines semaines s’annoncent décisives pour le suivi des objectifs arrêtés et pour la concrétisation des projets qui en découlent.


À l’approche de 2026, le gouvernement gabonais est désormais attendu sur sa capacité à traduire les orientations stratégiques en résultats tangibles pour les populations. Plus qu’un simple rendez-vous institutionnel, ce Conseil des ministres marque une étape essentielle dans la construction d’un Gabon plus performant, plus inclusif et résolument tourné vers l’avenir.

Par Pamphil

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