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Justice

DES JEUNES GABONAIS RÉCLAMENT L'EXTRADITION DES BONGOS

DES JEUNES GABONAIS RÉCLAMENT L'EXTRADITION DES BONGOS
Plusieurs jeunes Gabonais se sont regroupés devant le bâtiment pour exprimer leur colère et dénoncer ce qu’ils appellent la « manipulation ».

 



Le tribunal de Libreville a été ce lundi 10 novembre 2025, le lieu d’un rassemblement inhabituel. Plusieurs jeunes Gabonais se sont regroupés devant le bâtiment pour exprimer leur colère et dénoncer ce qu’ils appellent la « manipulation » et le « chantage » de l’ancien président Ali Bongo Ondimba et de sa famille.


 


 



 


« Non à la manipulation, non au chantage de l’ancien président, monsieur Ali Bongo, sa femme Sylvie, et son fils »


 


Sous un soleil de plomb, pancartes à la main, les manifestants ont scandé des slogans appelant à la justice et à la transparence. Interrogé sur les raisons de leur présence, un jeune homme a expliqué le sens de leur démarche.


« Aujourd’hui, les jeunes Gabonais sont venus ici pour répondre à un certain nombre de choses qui se disent sur les réseaux sociaux »


a-t-il déclaré.


« Nous sommes là pour dire non. Non à la manipulation, non à l’instrumentalisation, non au chantage de l’ancien président, monsieur Ali Bongo, sa femme Sylvie, et son fils »


Selon lui, la justice gabonaise doit faire preuve de la même rigueur que par le passé.


 



« Hier, quand il s’agissait d’enfermer ceux qui s’opposaient à leur pouvoir, la justice avait tout son sens. Aujourd’hui, quand il s’agit de ces personnes qui commencent à balancer des vidéos, à médire sur le chef de l’État et son gouvernement, nous exigeons qu’ils soient extradés pour répondre de leurs actes ici au Gabon »


 


 « Il n’est pas question qu’ils puissent s’en sortir. Qu’ils viennent répondre de leurs actes !» 


L’atmosphère était à la fois tendue et déterminée. Plusieurs manifestants disaient ne plus vouloir


« laisser passer »


ce qu’ils considèrent comme des provocations.


« Il n’est pas question qu’ils puissent s’en sortir. Qu’ils viennent répondre de leurs actes ! »


a ajouté le premier intervenant avant de remercier les autorités pour leur écoute.


Un autre manifestant, visiblement ému, a tenu à partager son expérience personnelle.


« Je les vois de la même manière »


a-t-il confié.


 



« Pour ceux qui me connaissent, j’ai été en exil à l’époque de Bongo, où on ne pouvait plus rentrer ici. Quand on voit Noureddin et sa mère venir à la télé parler de justice, on parle de quelle justice ? »


Il poursuit, amer :


« Aujourd’hui, ils sont sains. Ali Bongo est sain. Ça veut dire que dans ce pays-là, les Gabonais ont toujours mangé à leur faim ? »


 





Par Pamphile EBO

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