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Justice

SESSION CRIMINELLE SPÉCIALE

SESSION CRIMINELLE SPÉCIALE
Aujourd’hui, à Libreville, s’ouvrira la session criminelle spéciale du tribunal, un rendez-vous judiciaire particulièrement attendu. Parmi les dossiers inscrits figure celui de Sylvia Bongo Ondimba et de son fils, Noureddin Bongo Valentin.

Aujourd’hui, à Libreville, s’ouvrira la session criminelle spéciale du tribunal, un rendez-vous judiciaire particulièrement attendu. Parmi les dossiers inscrits figure celui de Sylvia Bongo Ondimba et de son fils, Noureddin Bongo Valentin. Tous deux avaient annoncé leur absence à l’audience, mais les autorités judiciaires assurent que la procédure a été scrupuleusement respectée.


Selon le Code de procédure pénale gabonais, lorsqu’un accusé est absent de son domicile, la citation à comparaître peut être remise à un proche, un employé ou un voisin. C’est cette disposition qui a été appliquée pour les Bongo, résidant officiellement à la villa de la Sablière, dans la commune d’Akanda.


Le procureur général près la Cour d'appel de Libreville,  Dr Eddy Minang, a confirmé que toutes les étapes légales ont été suivies pour garantir un procès équitable et transparent, même en l’absence des principaux accusés. Le dossier d’accusation, volumineux de plus de 2 000 pages, contient des charges lourdes : détournement de fonds publics, corruption et blanchiment de capitaux.


La défense de Sylvia et Noureddin Bongo a refusé de recevoir la citation, mais le parquet assure que le procès se tiendra dans le respect des règles en vigueur. Les audiences sont prévues du 10 au 14 novembre prochain, sous haute surveillance médiatique et judiciaire.


Ce procès illustre la volonté des autorités gabonaises de renforcer la lutte contre la corruption et la délinquance financière et de promouvoir la transparence et la bonne gouvernance.


Les prochains jours s’annoncent donc importants tant pour les accusés que pour l’image de la justice gabonaise, appelée à prouver son indépendance et sa fermeté face aux dérives économiques et politiques du passé.


 

Par Pamphile EBO

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