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RISQUES DE CATASTROPHES NATURELLES

RISQUES DE CATASTROPHES NATURELLES
Le ministre des Mines, Gilles Nembé, a reçu ce vendredi 7 novembre 2025, la SEM pour définir la nouvelle stratégie quinquennale 2026-2030,

Chaque année, avec l’arrivée des pluies, le Gabon est confronté à des catastrophes naturelles récurrentes. Inondations, glissements de terrain, maisons effondrées… Les scènes se répètent, affectant les populations et fragilisant certaines infrastructures. Face à cette situation, la question se pose : le pays est-il prêt à anticiper et gérer ces risques ?


 



Pour répondre à cette interrogation, notre rédaction s’est rapprochée de la Direction générale de la protection civile, chargée de coordonner les dispositifs de prévention et de secours. Selon les responsables, si des progrès ont été réalisés, les défis restent immenses.


 


 L'État gabonais a mis en place  la direction générale de la protection civile


« Oui et non. Oui, l'État gabonais a mis en place au niveau intérieur la direction générale de la protection civile, donc on peut déjà dire que c'est un début. Non, parce que vous savez que c'est une question très importante et que ça nécessite beaucoup de moyens. Donc ça est en train de se mettre progressivement »


explique l’un des responsables.


Il souligne que la problématique des catastrophes naturelles n’est pas propre au Gabon :


« Les problèmes de catastrophes, même dans le monde entier, ce sont des problèmes très sensibles même dans les grands pays. Vous constatez qu'il y a toujours des catastrophes, ça veut dire que les moyens, on en aura toujours besoin et on tente progressivement à éradiquer cette question »


 


La cartographie des zones à risque constitue un outil essentiel


Parmi les initiatives prises, la cartographie des zones à risque constitue un outil essentiel.


« Il est judicieux que la cartographie des zones à risque qu'on est en train d'élaborer avec l'AGEOS soit déjà disponible. Au moins, cet outil va nous permettre de déguerpir, comme je l'ai dit au début de mon propos, la population et s'appuyer sur un texte. Parce que si on n'a pas un texte, ça va paraître un peu comme ça, léger »


Cette cartographie permettra d’identifier et de rendre officielles les zones sensibles pour limiter les installations à risque :


« La politique en tant que telle, il y a la sensibilisation, il y a la formation en population. Et puis, comme je le disais tantôt, la carte qu'on est en train de mettre en place va nous permettre d'identifier réellement et de rendre officielles les zones à risque pour éviter que les populations s'y installent encore »


 


« Les populations s'installent d'elles-mêmes dans les zones  à risque»


Si un ministère dédié à la protection civile existe désormais, les besoins restent importants. Manque d’équipement, interventions d’urgence parfois retardées, sensibilisation encore insuffisante… autant de facteurs qui compliquent la prévention.


La question de la responsabilité est également partagée entre les populations et l’État.


« Oui, il faut reconnaître qu'ici au Gabon, les populations s'installent d'elles-mêmes dans les zones que nous appelons les zones à risque. Dans d'autres pays, normalement c'est l'État qui devrait vendre des terrains par exemple, mais des relations de parents-amis, les populations trouvent des terrains puis s'installent, ça c'est la part des populations. Et ils ne savent pas si cette zone-là est à risque ou non »


 


« S'ils reconnaissent qu'ils sont sur un nid d'eau ou une zone à risque,  qu'ils prennent des dispositions »


L’État, pour sa part, a un rôle de prévention et de rappel des règles :


« Maintenant, la part de l'État, c'est de les interpeller, de leur rappeler que cette zone est à risque, il va falloir se déplacer. Donc nous sommes en train de mettre en place un outil aide à la décision, donc la cartographie des zones à risque, pour que l'État soit en loi de déguerpir les populations parce qu'il faut que ce soit encadré ce geste »


En attendant, la protection civile insiste sur la vigilance citoyenne.


« C'est de dire aux populations compatriotes qu'il y a des périodes de pluie, comme là, ça commence, de prendre des dispositions nécessaires aux inondations par exemple. S'ils reconnaissent qu'ils sont sur un nid d'eau ou une zone à risque, parce qu'on fait les tours, on rappelle, on informe, qu'ils prennent des dispositions, qu'on souhaite trouver d'abord un lieu pour se reloger, d'abord, parce que l'objectif social, c'est d'abord la famille qui soutient le sien, donc le seul conseil, c'est celui-là, que les pluies arrivent, qu'on fasse attention »


 


Chaque année, un recensement des zones sensibles est effectué


Chaque année, un recensement des zones sensibles est effectué, mais malgré ces efforts, certaines constructions continuent d’apparaître dans les secteurs à haut risque. Pour sortir de ce cycle de catastrophes répétées, experts et autorités s’accordent : il faut une approche globale, alliant prévention, éducation, répression et investissement durable dans la gestion des risques.


 

Par Pamphile EBO

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