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Justice

« NOUS ALLONS JUGER LES PRÉSUMÉS AUTEURS»

« NOUS ALLONS JUGER LES PRÉSUMÉS AUTEURS»
Le Procureur a également précisé le rôle des avocats dans la procédure

Lors d’une conférence de presse tenue ce 29 octobre 2025 à Libreville, Eddy Minang, Procureur Général près la Cour d’appel, a apporté des clarifications sur la procédure judiciaire concernant l’ancienne Première Dame et son fils.


Interrogé sur la remise des citations à comparaître aux accusés, Minang a expliqué :


« Je n’ai jamais dit que personne n’a reçu la citation. J’ai dit, dans ce dossier, il y a 12 accusés. Sur les 12, dix ont été cités à personne, c’est-à-dire que la citation leur a été remise directement. Pour les deux autres, étant absents de leur domicile, elles ont été remises conformément aux dispositions de l’article 422, soit à un employé, un cuisinier, un jardinier, un parent ou un allié présents sur les lieux »


Le Procureur a également précisé le rôle des avocats dans la procédure. Lorsqu’un refus de recevoir la citation a été constaté, il s’agissait de la secrétaire de l’avocat


« qui a refusé de recevoir la citation. Et c’est son droit le plus absolu. Mais cela a été constaté par voie d’huissier »


a-t-il souligné. Selon lui, toutes les démarches ont été réalisées dans le respect strict de la loi, garantissant ainsi la régularité des actes préparatoires.


S’agissant de la prochaine session criminelle, M. Minang a annoncé qu’elle débutera le 10 novembre et concernera plusieurs affaires de grande envergure.


« Nous allons juger les présumés auteurs de détournements de fonds publics, de concussions, de corruptions, de blanchiments de capitaux, ainsi que d’autres infractions comme la traite des êtres humains ou l’émission de faux billets »


La session promet donc d’être chargée, avec des procédures menées sous escorte ou dans le cadre de la liberté provisoire, conformément aux articles 145 et 256 du Code de procédure pénale, qui permettent de juger les accusés même en leur absence si nécessaire.


Le Procureur a rappelé la composition de la cour criminelle spéciale : cinq magistrats professionnels et quatre assesseurs tirés au sort parmi le peuple. 


« Toutes les diligences ont été accomplies dans le respect des dispositions légales. La justice est rendue au nom du peuple, et les assesseurs représentent justement ce dernier »


a-t-il expliqué.


Cette conférence visait à dissiper toute confusion autour de la procédure et à réaffirmer que l’État de droit est scrupuleusement respecté dans le traitement de ce dossier sensible. Eddy Minang a souligné que la loi sera appliquée de manière équitable et transparente, garantissant ainsi le bon déroulement de la session criminelle à venir.




Par Pamphile EBO

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