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Fait divers

LE MARTYR À ALENAKIRI

LE MARTYR À ALENAKIRI
Dans les ruelles d’Alenakiri, dans la commune d’Owendo, un homme essuie un destin cauchemardesque.

Dans les ruelles  d’Alenakiri, dans la commune d’Owendo, un homme essuie un destin cauchemardesque. Celui de Loïc, un jeune père de quatre enfants, jadis chauffeur poids lourd, aujourd’hui sans abri, sans emploi, et pris à la gorge par une vie qui ne lui laisse aucun répit. Depuis la mort brutale de son épouse, survenue le 21 juin 2024, sa vie n’est plus qu’une descente aux enfers.


« Mon histoire commence le jour où j’ai perdu ma femme. Depuis, tout s’est effondré »


confie-t-il, le regard vide, serrant contre lui son plus jeune enfant, un nourrisson de six mois. Dans sa voix, on perçoit la douleur d’un homme qui souffre le martyr, impuissant face à un destin qui semble s’acharner.


 


« J’ai été licencié sans ménagement »


Autrefois chauffeur poids lourd, détenteur d’un permis G, Loïc menait une existence modeste mais stable. Son emploi lui permettait de subvenir aux besoins de sa famille. Mais le deuil, les absences répétées pour s’occuper de ses enfants, et le manque de compréhension de ses supérieurs ont eu raison de lui.


« Malgré mes explications, j’ai été licencié sans ménagement »


raconte-t-il.


Privé de revenus, il n’a plus pu payer son loyer. L’étau s’est alors resserré autour de lui. Son bailleur, inflexible, a fini par l’expulser. Depuis, Loïc vit dans une équation à plusieurs inconnues : nourrir, protéger, soigner et éduquer ses quatre enfants sans toit ni ressources.


 


Un abri de fortune dans une petite église


Depuis deux jours, c’est dans une petite église de quartier qu’il a trouvé refuge. Le pasteur et son épouse, émus par sa situation, lui ont offert un abri temporaire.


« Nous dormons dans une pièce très restreinte, parfois dans le salon quand il est libre »


 Le bâtiment, mal ventilé et sans réelle protection contre les intempéries, est loin d’être un foyer digne. Les enfants, vulnérables, y sont exposés aux maladies et au froid des nuits pluvieuses.


 


Un homme broyé par les épreuves


Loïc broie du noir, pris dans un engrenage infernal où chaque jour est un combat. La perte de sa femme, la perte de son emploi, l’expulsion… autant de pilules amères avalées sans répit. Et pourtant, il garde une force que seule l’amour paternel peut offrir.


« Ce sont mes enfants. Peu importe la situation, je serai toujours avec eux. Je ne peux pas les abandonner. Je ne le ferai jamais »


 


« Je n’ai actuellement aucun moyen humain »


Aujourd’hui, Loïc se dit au bord du gouffre. Son quotidien ne tient qu’à un fil, mais il garde l’espoir qu’une main se tende.


« Je n’ai actuellement aucun moyen humain, financier ou matériel pour subvenir à leurs besoins. Mais je garde foi en Dieu et en la bonté des hommes »


Ce père de famille, pris dans la tourmente, lance un cri de détresse. Il appelle à un sursaut collectif et à un élan de solidarité.


 


 


 

Par Pamphile EBO

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